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Rencontre avec un doctorant de l'Université

Edwin Girard, laboratoire CETAPS

Doctorant en deuxième année en sciences de l'éducation au laboratoire CETAPS - EA 3832 et professeur des écoles.

"Je travaille sur l’intelligence émotionnelle dans l’enseignement. Ce vaste sujet permet de mettre en questionnement de nombreuses problématiques inhérentes aux enseignants telles que la réussite des élèves, l’auto-efficacité d’un enseignant, les formes de pédagogies, la santé au travail, la motivation au travail."

  • Présentez-vous en quelques mots.

Je m’appelle Edwin Girard, j’ai 33 ans, 2 enfants en bas âge. Je suis professeur des écoles depuis 2015 et doctorant en 2e année en Sciences de l’Éducation et STAPS.

Entré à l’université de Rouen en 2004 en STAPS dans le but de devenir professeur d’EPS, j’ai obtenu ma licence STAPS management du sport en 2008. Ensuite, j’ai poursuivi mes études en Master 1 en me spécialisant dans l’entraînement sportif. J’ai obtenu mon Master 2 à l’université de Dijon en Entraînement Sportif, Préparation Physique et Mentale et Management du Sport en 2010.

De retour à Rouen, je suis revenu à mes premières amours, l’enseignement, en effectuant un second Master 2 préparant au CAPEPS (concours professeur d’EPS) en 2011. L’envie d’entrer dans la vie active étant trop forte, j’ai partagé mon activité professionnelle en trois : salarié en salle de sport / fitness, salarié en coaching natation, auto-entrepreneur en coaching sportif personnel entre 2011 et 2015.

Époux d’une professeure des écoles, j’ai été tenté par l’enseignement dans le 1er degré et ai réussi le CRPE en terminant 3e au concours. Formé à l’ESPE (aujourd’hui INSPE) durant mon année de titularisation dans la filière MEEF 1er degré (Métiers de l’Enseignement, de l’Éducation et de la Formation), j’y ai obtenu mon troisième Master en 2016.

Resté en contact avec mes enseignants de l’université de Rouen Normandie, j’ai eu le souhait de poursuivre un doctorat que j’ai débuté en 2018 au sein des Sciences de l’Éducation au travers du laboratoire CIRNEF et des STAPS au travers du laboratoire CETAPS, tous deux rattachés à l’école doctorale HSRT.

 

  • Quel est votre sujet de thèse (thématiques de recherche) ? Comment travaillez-vous avec les services et équipes universitaires en lien avec votre recherche ?

Je travaille sur l’intelligence émotionnelle dans l’enseignement. Ce vaste sujet permet de mettre en questionnement de nombreuses problématiques inhérentes aux enseignants telles que la réussite des élèves, l’auto-efficacité d’un enseignant, les formes de pédagogies, la santé au travail, la motivation au travail.

Je suis rattaché au thème 1 : Enfants, Jeunes et Adultes en Interactions et Dialogue (EJAID) du CIRNEF. Par conséquent, je suis amené à être souvent en contact avec certains membres pour échanger sur mes avancées ou participer à la vie scientifique du laboratoire. L’Université dispose également de nombreuses infrastructures dans lesquelles je peux étayer mon travail de recherche en y trouvant par exemple des publications en ligne, du matériel et logiciels pour mener des expérimentations ou recueillir et traiter des données, participer à des formations ou des colloques.

 

  • À quoi ressemble une journée de doctorant ? (En quoi consiste le travail de thèse, investissement personnel…)

Étant salarié et père de famille, je dois admettre qu’il peut être compliqué de trouver du temps à consacrer à une thèse ; mais avec un peu d’organisation, j’y arrive. Pour le moment, je réalise surtout un travail à domicile où je constitue l’état de l’art en me documentant sur les recherches traitant de mon sujet, j’échange de nombreux mails avec mon directeur de thèse afin d’organiser la diffusion d’une première grande enquête auprès des enseignants, je réponds à des appels à communication afin d’élargir mes connaissances sur d’autres thématiques et pour y partager mes avancées, je cherche des financements afin de participer aux frais liés à mes déplacements ou mes investissements. Ensuite, j’effectuerai un travail sur le terrain qui me demandera beaucoup de disponibilité ; c’est pourquoi j’ai demandé un congé de formation afin de disposer de temps pour mettre en place un programme de formation, traiter et analyser les données recueillies, rédiger la thèse et publier mes recherches.

 

  • À l’issue de votre doctorat, quel est votre projet professionnel ? 

Il est toujours difficile de se projeter dans 2 ou 5 ans étant données les nombreuses variables qui peuvent influer sur la durée d’une thèse telles que le recueil des données, leur analyse, l’écriture, les financements ou encore la vie personnelle. Néanmoins, je garde dans un coin de ma tête l’envie de devenir Maître de Conférence au sein de l’université de Rouen Normandie.