Rencontre avec des étudiants de l'Université
Eloi Bouvet-Canivet et Léo Quemion, sportifs de haut niveau
IAE de Rouen Normandie / UFR STAPS
« Le statut de sportif de haut niveau universitaire est un dispositif mis en place par les universités françaises pour aider les étudiants qui pratiquent un sport à haut niveau à concilier leurs études et leur carrière sportive. »
Publié le 25 mars 2026
Le statut de sportif de haut niveau sera le sujet d’une table ronde lors de la Semaine olympique et paralympique, le mercredi 1er avril, de 9h30 à 12h, à la Maison de l’Université.
- Présentez-vous !
Eloi Bouvet-Canivet : J’ai 19 ans et je suis actuellement en 2e année de licence de gestion à l’IAE Rouen Normandie. Je pratique le hockey sur glace et depuis le collège, je suis en sport-étude. En entrant au lycée j’ai intégré le pôle espoir U18 des Dragons de Rouen et en terminale j’ai rejoint le centre de formation pour une durée de 3 ans. Dans le futur, j’aimerais être hockeyeur professionnel et intégrer une équipe de D1. Mais en parallèle je souhaite obtenir ma licence à l’IAE et intégrer un Master par la suite.
Léo Quemion : J’ai également 19 ans et je suis en L1 STAPS. J’ai un double projet sportif et scolaire puisque j’aimerais suivre des études de kinésithérapie en passant par la licence STAPS. En dehors de l’Université, je suis sportif de haut niveau sur la liste ministérielle en hockey sur glace. Comme Eloi je fais partie du club des Dragons de Rouen.
- Vous avez tous les deux le statut de sportif de haut niveau de l’Université. Concrètement, qu’est-ce que ce statut ?
EBC : Le statut de sportif de haut niveau universitaire (SHNU) est un dispositif mis en place par les universités françaises pour aider les étudiants qui pratiquent un sport à haut niveau à concilier leurs études et leur carrière sportive.
LQ : Ce statut permet d’avoir un emploi du temps assez flexible. Par exemple à l’UFR STAPS, dans la spécialité sportive on peut avoir une note de 20 en pratique. pour mon cas je suis en spécialité musculation et haltérophilie. Il y a aussi des créneaux dédiés pour les examens des étudiant avec le statut haut niveau.
EBC : Ce statut nous permet également de manquer des TD sans être pénalisé lorsque nous avons entraînement sur ces horaires de TD. Il nous permet aussi de bénéficier d’un preneur de notes qui est payé pour prendre les cours à notre place.
LQ : Ce statut permet l’optimisation de notre performance car il nous enlève une certaine charge mentale. En période de compétition, nous pouvons être plus concentrés sur le sport. Cela permet également d’avoir une meilleure récupération.
- Comment se déroule une journée classique d’étudiant sportif de haut niveau ?
EBC : Pour nous, les hockeyeurs du centre de formation, une journée classique ressemble à ceci : le matin, entraînement à 8h30 qui commence par une séance de musculation rapide, puis nous enchaînons avec un entraînement sur la glace de 9h30 à 10h30. Ensuite, nous avons cours l’après-midi selon l’emploi du temps. Après avoir fini les cours, nous rentrons prendre un goûter si possible, et pour finir la journée, nous avons un deuxième entraînement le soir qui commence par une séance de musculation de 18h45 à 19h45/20h, puis nous enchaînons avec un entraînement sur la glace de 20h30 à 21h30.
LQ : Pour ma part, j’essaye ensuite de me coucher en moyenne vers 23h, en fonction des révisions.

- Au niveau sportif, quelles sont vos ambitions ?
LQ : Je souhaiterais intégrer l’équipe de France en tant que titulaire. Mais avant cela, je compte finir mon cursus au centre de formation de Rouen pour ensuite pouvoir intégrer une équipe professionnelle, si possible à l’étranger. Et bien évidement, pendant mes années au centre de formation je souhaite jouer avec l’équipe professionnelle des Dragons de Rouen.
EBC : J’aimerais intégrer une équipe de D1 (ndlr : le 2e niveau national) à la fin de mon passage au centre de formation. Par la suite, j’espère rejoindre une équipe de Ligue Magnus (ndlr : le 1er niveau national) après avoir fait 3 ou 4 ans en D1.
- Tout le monde ne connaît pas le statut de sportif de haut niveau. Conseilleriez-vous à d’autres étudiants de le demander ?
EBC : Oui, je le conseille fortement. Il permet d’avoir plus de flexibilité au niveau universitaire et une meilleure compréhension concernant les absences en cours.
LQ : Il faut le demander, c’est un vrai plus. Il permettra d’être moins stressé et plus reposé pour les compétions. Ce statut facilite vraiment les années d’études. Quelque soit le statut haut niveau qu’on va avoir je conseille d’en faire la demande. C’est très important pour la suite d’un double projet.

