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Rencontre avec deux personnels de l'Université

Alban Alexandre et Léon-Albéric Vera-Cruz, technicien et opérateur audiovisuel

Service audiovisuel du campus Pasteur

« Nous avons l'avantage d'être sur le terrain. Nous voyons les attentes des professeurs, des étudiants et des personnels. Nous pouvons chercher à proposer des nouveautés technologiques pour répondre à ces attentes. »

Publié le 06/05/2026

  • Présentez-vous ! Quel est votre rôle au sein de l’université de Rouen Normandie ?

Alban Alexandre : Je m’appelle Alban Alexandre et je suis technicien audiovisuel sur le campus Pasteur qui regroupe l’UFR Droit, économie et sciences politiques, l’IAE et l’IPAG. Cela fait environ 6 000 étudiants et plus de 200 professeurs. C’est un gros campus de plus de 30 000 m2. Avec mon collègue Albéric, nous nous occupons de tout ce qui est audiovisuel. Cela va de l’équipement des salles, jusqu’aux diffusions en direct. Nous faisons également beaucoup d’accompagnement auprès des professeurs, des étudiants et de certains collègues.

Léon-Albéric Vera-Cruz : Et moi je suis donc Léon-Albéric Vera-Cruz et je suis opérateur audiovisuel. Je travaille sur le campus Pasteur depuis 2011. Avant l’arrivée d’Alban, j’étais seul au service audiovisuel et parallèlement j’étais responsable sécurité incendie.

 

  • Quels ont été vos parcours respectifs avant d’arriver à ce poste ?

LAVC : J’ai un parcours atypique. J’ai beaucoup travaillé dans le privé, mais j’avais envie d’avoir un poste pérenne et sécurisé. J’ai tenté le concours de la fonction publique, ça a fonctionné et je suis arrivé sur le campus Pasteur. J’ai été recruté en tant que technicien de maintenance. J’étais donc responsable de la sécurité incendie, mais en tant que passionné d’audiovisuel, je m’en occupais de temps en temps, je donnais des conseils. A cette époque, il n’y avait pas de service audiovisuel. C’est alors qu’il y a eu une perspective d’évolution et j’ai saisi cette opportunité. Je suis pompier volontaire à côté, je me suis dit que la partie sécurité incendie serait satisfaite de ce côté-là, et la partie audiovisuelle du côté professionnel. Depuis l’arrivée d’Alban, je m’occupe plus de l’audio, et lui de la vidéo.

AA : Je viens également du privé. J’ai travaillé dans la restauration pendant 10/12 ans en Savoie dans les années 90. Avant cela je voulais devenir musicien, pianiste des Rolling Stones (rire). Mais le statut d’intermittent du spectacle n’est pas vraiment viable. Je suis devenu papa et je me suis dit que cette vie n’était pas compatible avec le rôle de père. J’ai suivi une formation en micro-informatique et réseaux à l’université de Rouen Normandie en 2004. Et de fil en aiguille, on m’a proposé de travailler à l’URN, j’ai intégré le service audiovisuel de l’UFR SHS (Sciences de l’Homme et de la société), et maintenant je suis au campus Pasteur.

 

  • En quoi consiste votre travail exactement ?

AA : Nous sommes des amplificateurs. Nous savons amplifier ce que les gens disent. Nous amplifions le PowerPoint pour qu’il soit vu. S’il y a un colloque comme celui de François Hollande récemment, nous amplifions sa prise de parole. Comme c’est un campus important, nous avons beaucoup de demandes et jamais le temps de nous ennuyer. Il y a notamment près de 80 événements extérieurs à l’année. C’est énorme. Cela va du colloque de 150 personnes sur deux heures au colloque de 1 600 personnes sur cinq jours.

LAVC : Les demandes sont de plus en plus nombreuses. Le campus Pasteur est un lieu stratégique. Il y a les quais juste à côté, on peut aller se restaurer, c’est bien desservi par les transports en commun, proche du centre-ville mais aussi du campus de Mont-Saint-Aignan. La situation géographique est parfaite et donc les demandes événementielles plus fréquentes.
Au quotidien, il faut toujours être prêt à intervenir. Il y a parfois des moments calmes, parfois des moments très mouvementés. Mais on n’est jamais à l’abri des pannes. Nous pouvons être appelés à tout moment. Si un professeur attend pour dispenser son cours et que quelque chose ne fonctionne pas, on doit intervenir vite. On fait même parfois un peu de bidouille informatique pour aider nos collègues du service informatique. Cela ne sert à rien de faire attendre le professeur et les étudiants si nous sommes déjà sur place. Nous devons également montrer le fonctionnement du matériel lorsque de nouveaux enseignants arrivent. Et quand il y a du nouveau matériel qui arrive aussi, on a aussi de nouvelles technologies qui peuvent améliorer le quotidien, la dispense des cours. Ce n’est jamais la même chose, ça change tout le temps. Ce qui est bien d’ailleurs dans ce métier, c’est qu’on apprend au quotidien. Nous sommes obligés de faire de la veille pour découvrir les nouvelles technologies, les nouveaux matériels et proposer des innovations sur le campus.

AA : Nous avons l’avantage d’être sur le terrain. Nous voyons les attentes des professeurs, des étudiants et des personnels. Nous pouvons chercher à proposer des nouveautés technologiques pour répondre à ces attentes. D’ailleurs nous travaillons également avec le SAPHIRE qui est sur l’aspect pédagogique. Ce qui a beaucoup évolué récemment, c’est l’hybridation des formations, le fait d’avoir des gens à distance. Il y a des cours en distanciel, il y a des colloques en distanciel. C’est devenu facile et naturel. Et quand cela arrive, et bien il faut que tout marche, et ça, c’est notre rôle.

 

  • Quels sont les défis de ce travail ?

LAVC : Il faut que ça marche ! Quel que soit la cause, il faut que tout fonctionne !

AA : C’est exactement cela. En toute situation, tout doit marcher. Mais il faut bien qu’on soit conscient de ce que nous pouvons faire. A deux, nous ne pouvons pas tout faire.

LAVC : Et l’arrivée d’Alban est un grand soulagement pour moi car désormais nous pouvons nous répartir la charge de travail.

 

  • Vous êtes amenés à travailler à la fois avec des enseignants, des étudiants, des personnels, des intervenants extérieurs, la direction… comment cela se passe-t-il ?

AA : Au sein du campus Pasteur, nous travaillons particulièrement avec la chargée de communication, le service informatique, les services techniques, et évidemment la direction. Par exemple, pour un colloque, il y a des besoins bien spécifiques. C’est la communication qui récupère toutes les demandes et les dispatche ensuite. Et nous nous occupons uniquement de notre partie. C’est bien organisé et cela permet d’éviter les soucis, même s’il y a toujours des imprévus. Et cet impondérable fait partie de notre travail. Il faut être à l’écoute et savoir y répondre.

LAVC : Avec l’expérience, on se met aussi à anticiper. On va se rendre compte que quelque chose n’a pas été demandé, on va y faire attention. Par exemple si le Président vient et qu’il n’y pas eu de demande de pupitre, on va anticiper cela et le proposer.

 

  • Que préférez-vous dans votre travail ?

AA : Je crois que c’est la diversité. Nous n’avons pas le temps de nous ennuyer. Je n’aime pas trop les métiers monotones et ici, c’est loin d’être le cas. J’aime aussi le fait que cela soit évolutif. J’avoue que je ne m’attendais pas à ce que soit à ce point-là. Il y a dix ans, ce n’était pas le même métier. C’était seulement le début des visios par exemple. Tout évolue, et c’est une bonne chose.

LAVC : Pour moi ce serait la veille constante, le fait de toujours chercher l’évolution technologique qui va répondre aux demandes. J’aime être à l’affût de la nouveauté. Le mieux c’est même de ne pas répondre aux demandes, mais de les devancer.