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Rencontre avec une étudiante de l'Université

Julie Pellecuer, étudiante en formation continue

Diététicienne-nutritionniste

« Dans notre métier la formation continue est indispensable pour répondre au mieux aux attentes et besoins du patient. Les DU nous permettent de peaufiner et d’améliorer nos prises en charge. »

Publié le 17 juin 2026

  • Présentez-vous !

Je suis Julie Pellecuer j’ai 40 ans et je suis diététicienne-nutritionniste depuis 13 ans. J’ai passé un BTS diététique via le CNED (Centre national d’enseignement à distance). Après avoir travaillé plusieurs années dans un cabinet libéral, dans des écoles pour de la prévention santé et dans des établissements de santé privés, j’ai été embauchée par le CHU de Nîmes il y a huit ans. Avec les années je me suis spécialisée dans les troubles des conduites alimentaires (TCA). J’ai suivi cette année le diplôme universitaire (DU) TCA de l’enfant et de l’adolescent proposé par le Centre de formation continue et par alternance de l’université de Rouen Normandie.

 

  • Parlez-nous de votre métier en quelques mots.

Mon métier de diététicienne est à la fois très humain et extrêmement varié.  Je ne me limite pas à parler d’alimentation : j’accompagne des personnes avec leur histoire, leurs difficultés, leurs habitudes de vie et leurs objectifs de santé. Notre profession offre de nombreux champs d’exercice, allant de la restauration collective à la prévention en santé, en passant par la prise en charge thérapeutique en cabinet ou à l’hôpital. Au sein du parcours de soins, la diététicienne joue un rôle essentiel. Elle évalue les besoins nutritionnels du patient, réalise un bilan diététique et construit avec lui un accompagnement personnalisé. Au-delà des conseils alimentaires, il s’agit souvent d’aider la personne à retrouver confiance, autonomie et bien-être. C’est un métier enrichissant, qui allie connaissances scientifiques, écoute et travail en équipe. Il évolue constamment au rythme des nouvelles recommandations et des avancées de la recherche, ce qui le rend particulièrement stimulant.

 

  • Vous avez suivi le diplôme universitaire Troubles des conduites alimentaires chez l’enfant et l’adolescent. Pouvez-vous nous en dire plus ?

Cette année, je participe au DU consacré aux TCA de l’enfant et de l’adolescent. La formation est organisée selon un format hybride, alternant une session en présentiel à Paris une fois par mois et des enseignements à distance les autres mardis du mois, de 16 h à 18 h. Composé de 10 modules, ce DU propose une approche globale des TCA en abordant l’ensemble des dimensions de la maladie : médicales, psychiatriques, psychologiques, nutritionnelles et familiales. Il permet ainsi d’acquérir une vision complète de la prise en charge de ces troubles complexes.

 

  • Comment s’est déroulée cette formation ?

Cette formation a été particulièrement riche, tant par la diversité des intervenants que par les connaissances apportées. Même si certains thèmes ont parfois été abordés à plusieurs reprises, cela a également permis de consolider les apprentissages et d’appréhender les TCA sous différents angles. Dans l’ensemble, l’enseignement était complet et a pleinement répondu à mes attentes. J’ai notamment apprécié les outils concrets, les études de cas et les mises en situation, directement transposables dans ma pratique clinique quotidienne. Le partage d’expériences entre professionnels a constitué une véritable richesse de cette formation, en nous permettant de prendre du recul sur nos pratiques et d’envisager de nouvelles approches dans l’accompagnement des patients.

 

  • Pourquoi ce choix ?

Les patients présentant des TCA sont de plus en plus jeunes et je ressentais le besoin de me former davantage à cette population. Ce qui m’a particulièrement motivée à rejoindre ce DU, c’était la place accordée à des troubles comme l’ARFID (Avoidant Restrictive Food Intake Disorder – Troubles restrictifs d’évitement alimentaire) ou l’anorexie prépubère, des thématiques que je souhaitais approfondir car elles sont de plus en plus présentes dans nos pratiques.

 

  • Comment avez-vous entendu parler de cette formation ?

Lors d’une journée de la FFAB (Fédération Française Anorexie Boulimie).

 

  • Est-ce que la formation continue, le fait de se former tout au long de la vie, est un véritable avantage ?

Bien sûr, dans notre métier la formation continue est indispensable pour répondre au mieux aux attentes et besoins du patient. La diététique évolue grandement depuis quelques années en incorporant la diététique comportementale par exemple. Les DU nous permettent de peaufiner et d’améliorer nos prises en charge.