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Rencontre avec un personnel de l'Université

Thomas Launay, chef de projet « L’Université en un clic »

Service audiovisuel

« Nous espérons que ces vidéos aident les lycéens à choisir une filière qui leur correspond, autant sur le contenu que sur l’organisation. J’espère que ça les aidera ensuite à mieux réussir leurs études et s’épanouir dans leur vie universitaire. »

Publié le 13/01/2026

  • Présentez-vous ! Quel est votre rôle au sein de l’université de Rouen Normandie ?

Je m’appelle Thomas Launay, je suis arrivé en février 2025 à l’URN et je suis chef de projet « L’Université en un clic ». Concrètement je crée des supports de communication numériques à destination des lycéens. Si mon bureau se trouve au service audiovisuel de l’UFR LSH (Lettres et sciences humaines), je suis très souvent à la MIO (Mission information-orientation), en rendez-vous ou en tournage. Je suis également formateur en vidéo.

 

  • Quel a été votre parcours pour arriver jusque-là ?

Après avoir validé une L2 AES (Administration économique et sociale) à l’université de Caen, je me suis préparé pour les écoles publiques de cinéma de la Fémis et Louis Lumière pendant un an. Sans pouvoir y entrer, on m’a proposé de réaliser un docu-fiction, puis une séries de vidéos institutionnelles, et les commandes se sont ensuite enchaînées. J’ai appris pendant 4 ans à préparer des tournages, seul ou en équipe, à gérer une entreprise, à répondre à des appels à projets. J’ai aussi été sur des tournages d’autres réalisateurs et réalisatrices comme assistant caméra, chef opérateur image, premier assistant réalisation. J’ai également suivi une formation professionnelle d’étalonneur cinéma à Paris.

 

  • Parlez-nous de votre grand projet « l’Université en un clic » ?

C’est un projet piloté par Cindy Carrein-Lerouge vice-présidente CFVU (Commission de la formation et vie étudiante Universitaire), formation et orientation/ Il relie de nombreux services : la MIO, le service audiovisuel, la Direction de la communication, les enseignants et tous les services à l’étudiant.

Concrètement il y a quatre axes au projet. Le premier, c’est les itinéraires d’étudiants : des vidéos de 2 à 3 minutes pour présenter le quotidien des étudiants dans les différents parcours proposés par l’université.

Le deuxième, ce sont les mini-cours : des vidéos de 10 à 15 minutes pour immerger les lycéens dans un cours à l’Université et pour les éveiller à la prise de note. Ils sont souvent désarçonnés en arrivant. Avec les enseignants qui acceptent de participer au projet, nous réfléchissons à un moyen adapté à chaque matière pour leur transmettre les bons réflexes.

Ensuite, il y a les visites virtuelles : ce sont des visites immersives types Google Street View pour nos 6 campus. La première est enregistrée, elle sortira dans peu de temps.

Et enfin, il y a les bornes interactives : avec plusieurs collègues de différents services, nous avons construit trois bornes et développé une interface pour embellir nos stands sur les salons. Elles serviront aussi pour la JPO (Journée portes ouvertes), et autres évènements. D’ailleurs, si vous souhaitez en emprunter une, n’hésitez pas à me contacter.

Inauguration bornes

 

  • Concrètement, comment concevez-vous les vidéos sur lesquelles vous travaillez ?

Ça dépend des vidéos, on adapte la méthode pour chaque projet.

Pour les itinéraires, nous rencontrons des étudiants pour parler de leur quotidien, puis nous rédigeons un scénario validé par la vice-présidente et les responsables pédagogiques. Plusieurs étapes, en amont du tournage, sont essentielles; le découpage technique (découpe du scénario en séquences et en plans numérotés, c’est à ce moment qu’on commence à discuter de la mise en scène), le dépouillement (liste de tous les éléments concrets dont nous aurons besoin le jour du tournage (lieux, figurants, accessoires…). Le découpage est ensuite transformé en feuille de route. À cette étape, le temps de tournage de chaque séquence est minuté pour respecter les horaires définis, une dizaine de lieux différents sont nécessaires et plusieurs personnes à coordonner pendant le tournage. Si le délais me le permet, je fais un storyboard, sinon je me tiens à la feuille de route. Une fois le tournage terminé, vient le montage, le mixage son, l’étalonnage et pour finir, l’habillage.

Tournage

 

Pour les mini-cours, c’était un peu plus flou au début, mais la méthode a été trouvée avec les premières vidéos. Avec une collègue de la MIO, nous rencontrons les enseignants volontaires pour réfléchir aux méthodes spécifiques à leur matière, puis nous décidons avec eux, de la notion à traiter dans la vidéo. Nous tournons ensuite des plans d’illustration pendant un vrai cours, ils permettront de dynamiser le montage et d’apporter le côté immersif. Seulement dans un second temps, nous prévoyons un créneau de trois heures, uniquement avec l’enseignant, pour tourner ce qu’on appelle le « master », c’est-à-dire l’ensemble des plans qui vont guider la vidéo. Ce tournage s’effectue dans le même environnement que les plans d’illustration.

Tournage cours

 

Pour les visites virtuelles, j’ai découvert sur le tas en faisant des tests avec plusieurs logiciels et en organisant une réunion d’information avec quelques collègues du service audiovisuel qui en avaient déjà réalisées. Tout d’abord, je rencontre une personne identifiée qui me présente les points d’intérêt du campus. Ensuite, en collaboration avec un collègue du service audiovisuel, nous réalisons une vue drone du campus en question, puis je prends une série de photos 360° sur une journée avec une GoPro dédiée. A l’aide d’un logiciel, sur chaque photo 360, je place des boutons auxquels j’assigne des commandes pour ouvrir telle ou telle photo. Enfin, j’exporte des fichiers que je viens déposer sur un serveur mis à disposition par la DSI (Direction des systèmes d’information).

 

  • Quel est le but de ces vidéos et des ces visites virtuelles ?

Nous espérons que ces vidéos aident les lycéens à choisir une filière qui leur correspond, autant sur le contenu que sur l’organisation. J’espère que ça les aidera ensuite à mieux réussir leurs études et s’épanouir dans leur vie universitaire. Être étudiant, ce n’est pas uniquement aller en cours et réussir ses examens, c’est aussi découvrir l’autonomie, apprendre à s’occuper de soi, faire du sport, se cultiver, aller à des évènements, rencontrer d’autres personnes etc… Il y a énormément d’activités proposées à l’Université. Avec ce projet, j’espère que nous donnerons envie aux étudiants d’y participer, ou de pousser quelques portes qui pourraient leur être utiles.

 

  • C’est parfois compliqué de faire des vidéos institutionnelles qui puissent attirer une cible jeune comme la cible étudiante qui vit à l’ère des réseaux sociaux et des réels. Quelle stratégie adoptez-vous pour que les étudiants puissent accrocher à vos vidéos ?

Pour la partie stratégie de réseaux sociaux, nous déterminons, avec le community manager de l’URN et la chargée de communication de la DEPE, des éléments de la vie étudiante qui concordent avec l’actualité universitaire au moment de la sortie de la vidéo. Suite à ça, le communicty manager sort un extrait de la vidéo sur un sujet d’actualité pour donner envie au lycéen de voir la vidéo intégrale dans un second temps.

Sinon, pour parler de choix formel, nous sommes partis sur un style Wes Anderson. La vice-présidente a bien aimé l’idée, c’est un peu décalé mais très carré en même temps. Il y a déjà pas mal de photos et vidéos qui reprennent son style très reconnaissable sur les réseaux sociaux, on essaie de surfer sur cette mode. De plus, vu les contraintes humaines et logistiques, le dispositif étant très normé, ça permet d’être plus efficace sur le tournage, tout en nous laissant pas mal de liberté créative pour surprendre. Nous essayons de nous amuser en les faisant, ça se ressent sûrement dans la vidéo finale.