L’étude de l’apnée, un voyage aux confins des limites humaines
Le rêve nourri par l’humain d’explorer le fond des mers ne date pas d’hier. Au XIXe siècle av. J.-C., Homère évoquait déjà des plongeurs récoltant des coquillages dans l’Iliade. Et Aristote au IVe siècle av. J.-C. s’interrogeait sur la plongée. Bien plus tard, la course aux abysses fut marquée par le duel entre Jacques Mayol et Enzo Maiorca à l’origine du film Le Grand Bleu avec un record du monde en apnée à -105 mètres (octobre 1983). Par la suite, la pratique s’est structurée et différentes disciplines sont apparues en piscine et en mer, avec ou sans palmes. Les performances ont depuis été repoussées avec 300 mètres en apnée dynamique en piscine, -212 mètres en apnée « no limit », 11 minutes 35 secondes en apnée statique (AIDA WR). Au-delà des records, le modèle physiologique sur lequel repose l’apnée peut nous apprendre beaucoup sur la respiration, ce qui peut être utile non seulement dans le sport général mais aussi en médecine.
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