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Rencontre avec une étudiante de l'Université

Isaline Boisroux, gagnante du concours photo des 60 ans de l’URN

UFR Lettres et Sciences Humaines

« Je partage une vision du monde qui m’est propre, en mettant à l’épreuve ma créativité, tout en profitant de l’instant présent. J'aime cette idée de capter un moment, et de garder un souvenir. »

Publié le 08 juillet 2026

Isaline Boisroux à remporté le concours photo des 60 ans de l’université de Rouen Normandie

Photo gagnante concours photo 60 ans URN

  • Présentez-vous !

Je m’appelle Isaline Boisroux, j’ai 21 ans. Je suis originaire de Caen, mais j’habite à Rouen où je suis actuellement en Licence 3 de Musique et Musicologie à l’université de Rouen Normandie. À côté de mes études, comme activité extra-scolaire, la photographie occupe une grande place dans ma vie, bien qu’en dehors de la photo, je suis aussi assez créative de manière générale : j’écris, je chante… Je trouve que toutes ces pratiques s’enrichissent mutuellement.

 

  • Pouvez-vous nous parler de la formation que vous suivez en quelques mots ?

C’est une formation assez complète : on étudie l’histoire de la musique sur plusieurs périodes différentes. On travaille aussi bien la théorie, l’analyse musicale, que des compétences plus pratiques. Cette formation peut nous amener à passer le CAPES voir même à faire un Master recherche.

 

  • Vous avez participé et remporté le concours photo organisé pour les 60 ans de l’URN. Comment en avez-vous entendu parler ? Et pourquoi avoir décidé de participer ?

J’ai découvert le concours grâce à une amie qui m’a transféré le post publié sur le compte Instagram de l’Université, et bien que je suive le compte, je ne pense pas que seule je l’aurais vu. J’ai choisi d’y participer parce que la photographie est une pratique qui compte beaucoup pour moi, et ce concours représente une belle opportunité de mettre en valeur ma démarche artistique tout en étant directement rattachée à ma situation d’étudiante.

 

  • Pouvez-vous nous parler de la photo qui a gagné ?

“Oh Capitaine Mon Capitaine”, ce nom vient du film Le Cercle Des Poètes Disparus, de Peter Weir qui est l’un de mes films préférés. Sur la photo qui a gagné, on peut voir deux de mes amies, sauter devant la Maison de l’Université (MDU) de Mont-Saint-Aignan. Ce cliché a été pris naturellement, après une longue séance photo durant le RAID 60 de l’anniversaire de l’Université.

Je l’ai appelée ainsi parce que ce saut m’a fait penser à cette scène du film où les élèves montent sur les tables en signe d’émancipation et de liberté. Ce moment de spontanéité et d’énergie collective rejoint un peu l’esprit de cette photo. Techniquement aussi, j’aime beaucoup cette photo parce que la MDU en arrière-plan est importante dans la vie étudiante, c’est un peu notre accès à la culture, un endroit où on se rassemble. On comprend tout de suite qu’on est à l’Université, tout en gardant ce premier plan très dynamique grâce au saut. C’est le contraste entre l’architecture, plutôt fixe et institutionnelle, et le mouvement de mes amies, qui donne à la photo toute sa force je pense. C’est ce qui m’a poussé à la soumettre au concours.

 

  • Quel est votre rapport à la photographie ? Est-ce une passion ?

Pour moi la photographie est une passion pour laquelle j’ai une grande proximité, dans le sens où dans la vie de tous les jours cela m’aide à être plus sociable. C’est un peu paradoxal, parce que je suis plutôt quelqu’un de réservé de nature, mais la photographie m’aide à aller de l’avant. Elle me pousse à aller vers les gens, à créer des liens, c’est un vrai vecteur d’échange pour moi.  Je partage une vision du monde qui m’est propre, en mettant à l’épreuve ma créativité, tout en profitant de l’instant présent. J’aime cette idée de capter un moment, et de garder un souvenir. Grâce à la photographie j’ai eu la chance de pouvoir exposer mon travail. J’ai participé pour la première fois à une exposition collective avec le collectif Paillettes Rouen. Ça a été une étape vraiment importante pour moi, ça m’a permis de voir mon travail autrement, et de le légitimer davantage à mes propres yeux.