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Numérique responsable à l’URN

Aujourd’hui, le numérique représente 4,4 % de l’empreinte carbone nationale, selon les derniers chiffres publiés par l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME) et l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP), relayés par l’Institut du numérique responsable (INR).

Contrairement aux idées reçues, l’impact environnemental ne provient pas principalement de l’usage des outils, mais de la fabrication des équipements type :  ordinateurs, smartphones, téléviseurs et écrans de plus en plus grands, dont le renouvellement alourdit considérablement le bilan carbone.

Face à ces constats, l’université de Rouen Normandie poursuit et structure sa démarche en faveur d’un numérique plus sobre et responsable.

Une dynamique soutenue par la Coalition numérique responsable

En 2025, un groupe d’agents de l’Université a suivi le parcours « Numérique Responsable » proposé par la Coalition numérique responsable, en partenariat avec la Métropole de Rouen Normandie. Ce parcours est un accompagnement sur un an, pour aider les organisations du territoire à consolider et approfondir leur démarche numérique responsable, avec six temps forts, des groupes de travail thématiques et un fil rouge dédié à l’IA responsable.

Cette démarche a permis de mieux comprendre les impacts du numérique à l’échelle de l’établissement et d’identifier des pistes d’action concrètes. Une dynamique collective s’est notamment développée sur le campus Sciences et ingénierie, autour d’initiatives communes avec les établissements partenaires.

Réduire le « gaspillage numérique »

Le numérique responsable ne consiste pas à y renoncer, mais à en optimiser les usages.

Au-delà des équipements, une part croissante de l’impact environnemental est liée aux infrastructures invisibles : data center (centres de données), services en ligne, développement d’applications ou de fonctionnalités superflues, intelligence artificielle. On parle parfois de « gaspillage numérique » pour désigner ces consommations d’énergie indirectes, peu visibles mais bien réelles.

L’enjeu est donc de mesurer les usages, de simplifier les services et de se concentrer sur l’essentiel : des outils utiles, adaptés aux besoins réels de l’Université et de sa communauté.

Des outils web plus accessibles et éco-conçus

Dans cette logique, l’URN a engagé la refonte progressive d’une partie de son écosystème web (lancement du portail, développement de nouveaux sites internet écoconçus). De nouvelles plateformes sont développées afin d’améliorer l’accessibilité pour tous les publics et de limiter l’empreinte environnementale des services numériques.

Certains personnels comme les relais web sont également formés aux bonnes pratiques de rédaction, d’accessibilité et de publication responsable, afin d’inscrire durablement ces principes dans les usages quotidiens.

Agir en réseau et encore plus à l’échelle du territoire

L’Université inscrit également son engagement dans des dynamiques collectives :

  • à l’échelle du campus Sciences et ingénierie, avec le campus sobriété numérique (en lien avec les établissements partenaires) ;
  • à l’échelle métropolitaine, via la Coalition numérique responsable ;
  • à l’échelle nationale, au sein du réseau des référents sobriété numérique de l’enseignement supérieur.

Cette mise en réseau permet de mutualiser ressources et retours d’expérience, mais aussi de donner une visibilité forte à l’engagement de l’université.

Un temps fort à venir : le hackathon Hack4Good

Parmi les prochaines actions de sensibilisation, le hackathon Hack4Good se tiendra les 5 et 6 mars 2026 au CESI Rouen, sur le campus Sciences et ingénierie à Saint-Étienne-du-Rouvray.

Pendant 24 heures, des équipes étudiantes issues de plusieurs établissements du territoire travailleront sur l’impact environnemental de l’intelligence artificielle générative, avec le soutien de la Métropole de Rouen Normandie et de partenaires engagés.

Dernière mise à jour : 04/03/26

Date de publication : 03/03/26