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Rencontre avec un doctorant de l'Université

Victor Chéron, laboratoire CORIA

Doctorant en mécanique des fluides, laboratoire CORIA

"Je pense que la recherche que nous développons a pour but de nous permettre de profiter de « Planète nature» le plus longtemps possible"

  • Quelle est votre thématique recherche dans le champ Chimie ?

Les thèmes de recherche développés au sein du laboratoire CORIA sont nombreux. Je fais partie du groupe qui analyse les écoulements non réactifs. Cela concerne l’étude de la division d’un liquide et la caractérisation de son évolution. Comment obtient-on de multiples gouttes ? Quelle est l’histoire de leur formation ? Par quelles formes intermédiaires sont-elles passées et quelle est leur répartition en termes de tailles de gouttes mais aussi à quel endroit trouve-t-on les grosses ou les petites gouttes ? Plusieurs facteurs influencent l’évolution du fluide tels que ses propriétés physiques, sa vitesse de propagation ou encore son débit massique. La compréhension du spray  de liquide est une étape incontournable. Pour le cas des carburants, cela apporte des informations sur le tout début de l’histoire des polluants qui peuvent apparaître lors de l’utilisation de moteurs d’avions ou de chaudières industrielles, dans le but de réduire leur création.

 

  • Pour quelles raisons avez-vous décidé de participer à l’événement national grand public ” La Fête de la science” et comment vulgarisez-vous la science pour les jeunes et ainsi, leur donner goût à la recherche ?

Ma participation à « La Fête de la Science » est régulière depuis que j’ai rejoint le laboratoire CORIA en 2017. La motivation première est de divulguer l’approche scientifique que nous développons au sein de notre laboratoire en attisant la curiosité de nos plus jeunes visiteurs tout en répondant à celle déjà bien développée de certains adultes.

Le laboratoire CORIA développe un champ d’expertise sur de vastes sujets pouvant être assez éloignés de mon champ d’étude, dû aux trois pôles de recherche principaux. La présentation de nos activités avec mes collègues est donc pour moi une occasion de découvrir les autres problématiques scientifiques développées au sein du laboratoire.

Cette mixité de connaissances nous a permis de présenter sur le stand de la fête de la science de l’an dernier, une expérience imaginée et dimensionnée durant le stage de licence universitaire par Hayet Salmi, puis, confectionné au sein du laboratoire par notre bureau d’étude fabrication mécanique. Cette expérience montre la collision de deux jets liquides, éclairée en lumière stroboscopique, et ce qui en résulte. La discussion autour de cette expérience fut un franc succès de par la présentation de multiples phénomènes physiques et par son exposition. En raison du besoin d’obscurité maximale, une “chambre noire” en forme d’igloo fut installée au sein du Hall universitaire ce qui, je le crois, nous permis de jouer sur la curiosité des petits et des grands ! Développer de l’appétence pour la recherche passe par l’envie de répondre à des questions suscitant un intérêt, et, je pense que c’est un excellent moyen pour créer des vocations.

Un autre objectif moins affiché, mais non négligeable grâce à notre présence sur le site universitaire, est les interactions que nous pouvons développer avec les étudiants de premier cycle universitaire. Il peut parfois être compliqué de s’orienter dans les premières années de licence, et, surtout de se projeter sur la réalisation d’un doctorat et je pense que les échanges sur nos parcours respectifs peuvent permettre d’orienter ses étudiants.

Fête de la Sciences 2019
  • La thématique 2020 est “Planète nature” : comment vos travaux de recherche et les activités de votre laboratoire se sont appropriés ce thème ?

La thématique « Le Fête de la Science » 2020 est associée à « Planète nature», elle fait écho bien évidemment aux récents évènements qui nous touchent tous. Nous avons pu voir que le confinement des populations, à l’échelle mondiale, nous a permis de repousser d’un mois le fameux « Jour du dépassement ». Cette date est réinitialisée chaque année et représente l’instant ou la population mondiale utilise l’ensemble des ressources produites par la Terre sur une année.

Nous pouvons voir que le transport des personnes est prépondérant sur la consommation des ressources à notre disposition.

Un des objectifs du laboratoire est d’appréhender cette problématique, par le biais de la recherche fondamentale ou de partenariat avec l’industrie, pour réduire la consommation énergétique au sein des transport.

Je pense donc que la recherche que nous développons a pour but de nous permettre de profiter de « Planète nature» le plus longtemps possible.

 

Cet interview a été réalisée dans le cadre de la Fête de la Sciences qui se tiendra du vendredi 2 au lundi 12 octobre 2020

Toutes les informations : https://www.univ-rouen.fr/actualites/fete-de-la-science/