Revue de sociolinguistique
en ligne

GLOTTOPOL

GLOTTOPOL

GLOTTOPOL

GLOTTOPOL

GLOTTOPOL

 

Université de Rouen

Laboratoire LiDiFra


Appels à
contributions

 


Sommaire





   glottopol@univ-rouen.fr

 

ISSN : 1769-7425

 

 

Conseils aux auteurs

Numéro 16

Variétés et diffusion du français dans l'espace francophone à travers la chanson

Numéro coordonné par Michaël Abecassis et Gudrun Ledegen
Université d'Oxford et Université de la Réunion

Peu de linguistes se sont intéressés à la chanson en français et à ses usages langagiers. Cet appel à contributions cherche à combler un vide, car même si la chanson est copieusement citée comme référence dans les journaux ou dans les manuels scolaires, elle n'est peut-être pas assez considérée sérieusement par les chercheurs pour donner lieu à des recherches approfondies.
La chanson populaire des années 20-30 regorge de tours et de formes traditionnelles propres au langage populaire. Les chansons d'Aristide Bruant, de Mayol ou de Maurice Chevalier qui ont été diffusées largement avec l'avènement de la radio sont riches d'informations linguistiques (faits de syntaxe, élisions hypercorrectes, lexique) qui n'ont que très rarement été exploitées. L'exemple de La Bolduc est révélateur de ce phénomène, car elle est l'une des voix marquantes du Québec des années trente et son parler, empreint d'argot et de vernaculaire qui s'inscrit dans la tradition des chansonniers français, n'a jamais été étudié du point de vue de la prononciation, de la syntaxe, ou du lexique. Plus largement, la chanson en français nous semble communiquer à la fois des valeurs culturelles, sociales et stylistiques.

 

bouton ht de page

Le cinéma francophone où la chanson est omniprésente offre un champ privilégié d'analyses et cette dernière mériterait d'y être analysée du point de vue linguistique. Les comédies musicales, les interludes musicaux qui sont indissociables de l'image ou les thèmes musicaux chantés ont fait de certains films de véritables succès populaires. On peut citer par exemple les films d'avant-guerre mélangeant à l'aube du cinéma parlant, le muet, le parlant et le chanté comme Sous les toits de Paris de René Clair ou Pépé le Moko de Julien Duvivier avec d'anciennes stars du music-hall comme Fréhel et Jean Gabin. Dans les films des années 30-40, la musique était utilisée par des metteurs en scène comme Renoir, Carné ou Duvivier comme un moteur indispensable au film et la plupart du temps elle véhicule un message ou une morale : la chanson tient un rôle tout aussi important dans le cinéma contemporain où  elle s'intègre dans la bande-sonore. Elle possède toujours une valeur esthétique et idéologique comme dans certains films musicaux (on pourrait citer Les Demoiselles de Rochefort de Jacques Demy ou encore On connaît la chanson d'Alain Resnais). Le cinéma français n'est pas le seul à faire grand usage de la musique. Le cinéma africain, par exemple, puise très souvent dans le registre musical inspiré de la culture populaire (contes, paroles, chants) pour communiquer au spectateur/auditeur les émotions ressenties par ses personnages. Notons également que la musique est l'une des composantes de l'anthropologie visuelle. Les danses et les chants accompagnent bon nombre de documents de Jean Rouch et font l'objet d'études ethnographiques et anthropologiques.

.

bouton ht de page

Ce numéro de ‘Glottopol' se propose d'élargir la réflexion en traitant de l'utilisation qui est faite en didactique de la chanson. Partout dans le monde, la chanson en langue française est utilisée dans l'apprentissage du français aussi bien dans les écoles qu'à l'université : l'enseignant peut la mettre à son service pour illustrer aussi bien des différences de registre et des variations, que des questions lexicales ou grammaticales. Dans les manuels scolaires figurent, souvent pour la qualité des textes, des extraits de chansons appartenant à différents genres de Jacques Brel, à MCSolaar ou Bénabar en passant par les incontournables Georges Brassens et  Boris Vian. La chanson est perçue a priori comme distrayante et ludique, ce qui en fait un corpus atypique. Est-ce justement cet aspect ludique et oral qui la dévaloriserait, ou la déclasserait par rapport à un texte écrit jugé plus littéraire? Plus que l'oralité, c'est l'association à la musique qui pose problème : le terme de chanson est une forme d'expression populaire au XVIIIe-XIXe siècle, mais un peu comme les littératures populaires qu'on a longtemps méprisées ce genre est maintenant étudié par la critique.

bouton ht de page

Nous chercherons à recueillir dans ce recueil d'articles des analyses linguistiques, sociolinguistiques et didactiques qui s'intéressent à la chanson en français, aussi bien dans la Métropole que dans tout l'espace francophone. Les auteurs pourront par exemple se focaliser sur un corpus de chansons en français à une époque donnée, ou suivre les usages langagiers d'une manière diachronique. Toutes les formes musicales, que ce soient les comptines, la chanson populaire, la chanson rap, ou la « nouvelle chanson à texte », ont eu un impact sur les pratiques langagières de notre société et il s'agit de déterminer dans quelle mesure celles-ci ont pu influencer la langue française et nourrir notre imaginaire collectif.

Thèmes :
- Description du français de la chanson (phonologie, morphosyntaxe, lexique, sociolinguistique, pragmatique, stylistique)
- Variations régionales et diachroniques du français des chansons 
- La chanson et la musique à travers les médias (radio, cinéma et théâtre)
- La chanson utilisée dans la didactique du français langue étrangère et second.

 

bouton ht de page

Références

ABECASSIS M., 2005a, « French of the present and the past: the representation of the Parisian vernacular in Maurice Chevalier's songs » in: Linguistik online 25, 4, URL: www.linguistik-online.de/25-05/index.html
ANTOINE G. & MARTIN R., éd., 1985, Histoire de la langue française (1880-1914), Paris, CNRS.
ANTOINE G. & MARTIN R., éd., 1995, Histoire de la langue française (1914-1945), Paris : CNRS.
BARBERIS J.-M., « Identité urbanisée, discours sur l'espace', in Cahiers de sociolinguistiques » (sous presse).
BOROWICE Y., 2005, « La trompeuse légèreté des chansons : De l'exploitation d'une source historique en jachère : l'exemple des années 30 » in Genèses, n° 61, décembre, pp. 98-117.
DINVAUT A.M, 2006, « Le répertoire des comptines et des chansons en maternelle : quelles langues, quelles cultures ? » in Bulletin suisse de linguistique appliquée, n° 83/1, septembre, p. 133-145.
GANASSALI S., 1998, « Les mots qui touchent : le marketing textuel appliqué à la chanson française » in :
http://www.cavi.univ-paris3.fr/lexicometrica/jadt/jadt1998/ganassal.htm
GARDES-TAMINE J., 1996, La rhétorique, Paris : Armand Colin/Masson.
TSCHIGGFREY T., 1995, « Procédés morphologiques de néologie dans un corpus de chansons zouglou en français : Situations du français » in Linx, 33, pp.71-78.

bouton ht de page

Remise des textes

En fichier attaché (voir conseils aux auteurs) en cliquant ici : envoi contribution au n°16
Dernier délai : le 30 juin 2010.


Prolongements

Pour envoyer vos réactions ou compléments d'information sur la problématique de ce numéro, cliquez ici : réactions au n°16

bouton ht de page

 

Conseils aux auteurs

Si vous désirez nous envoyer une proposition de contribution, veuillez lire attentivement les informations suivantes.

Pour télécharger ces informations, cliquez ici : conseils aux auteurs

 

Acheminement des contributions

Les contributions doivent nous parvenir sous la forme de fichiers attachés à un courrier électronique.

Si votre contribution est destinée à un numéro précis, cliquez sur le lien qui convient :

envoi contribution au n°14

envoi contribution au n°15

envoi contribution au n°16

Les articles seront accompagnés d'une fiche de présentation :
  - Nom et prénom de l'auteur ;
  - Adresse électronique ;
  - Organisme de rattachement (université, laboratoire, groupe de recherche ...) ;
  - Notice biographique (50 mots) ;
  - Résumé de l'article (150 mots) ;
  - Mots clés.

Les articles peuvent être aux formats suivants :
  - Microsoft Word [*.DOC] pour PC exclusivement ;
  - Rich Text File [*.RTF] ;

Les images seront au format [*.JPG].

Lorsque l'article contient des documents autres que du texte (images, tableaux, figures), vous pouvez les insérer dans le texte s'ils ne sont pas trop volumineux. Vous pouvez aussi signaler simplement leur emplacement dans le texte. Dans les deux cas, il est indispensable :
  - De numéroter soigneusement les documents ;
  - De joindre les documents en fichiers séparés. 

Vous pouvez envoyer des fichiers compressés [*.zip].

Présentation des contributions

Nous ne fixons pas de taille maximale ni de taille minimale pour les articles. Cependant, la taille moyenne souhaitée est d'environ 15 pages au format Glottopol (voir la feuille de style ci-dessous).
L'utilisation de la feuille de style Glottopol est recommandée. Si vous maîtrisez mal les feuilles de style, utilisez les paramètres par défaut de votre logiciel.
Pas de couleur, pas de trame de fond, pas de retour chariot, pas de tabulations. Les seuls enrichissements autorisés sont [gras] et [italique].
Respectez les normes typographiques françaises.
Les références bibliographiques complètes seront placées à la fin de l'article (pas de référence en note de bas de page). Dans le texte, les références figureront entre parenthèses. La norme est la suivante : Nom (en minuscules), année : page(s). Exemples : (Caitucoli, 1912 : 126) ; (Caitucoli, 1931b : 56-57).
Les notes en bas de page sont autorisées.
Laissez les en-têtes et les pieds de page vides, ne numérotez pas les pages.

Utilisation de la feuille de style

Nous vous recommandons de télécharger la feuille de style Glottopol.

Pour télécharger cette feuille de style, cliquez ici : gplstyle

Il existe plusieurs techniques pour attacher une feuille de style à un fichier.
La solution la plus "classique" consiste à copier "gplstyle.dot" dans le répertoire de Word ou d'Office abritant les feuilles de style (répertoire "Modèles"). Dans ce cas, il suffit par la suite d'ouvrir un nouveau document dans Word en choisissant sous l'onglet "général" "gplstyle.dot" pour obtenir le résultat souhaité. Vous voyez apparaître un texte mis en forme. Sauvegardez ce fichier au format .doc en lui donnant le nom de votre choix dans le répertoire de votre choix.
Si vous ne trouvez pas le chemin menant au répertoire contenant les feuilles de style, vous pouvez adopter une autre technique.
Copiez le fichier "gplstyle.dot" dans le répertoire de votre choix.
Ouvrez le logiciel Word et créez un nouveau document.
Cliquez sur Insertion puis sur Fichier et insérez la feuille de style "gplstyle.dot". Il faut la retrouver dans le répertoire que vous avez choisi grâce à la fenêtre "Regarder dans". Pour cela, vous devez, dans la fenêtre "Type de fichier" sélectionner "tous les fichiers".
Lorsque la feuille de style est insérée, vous voyez apparaître un texte mis en forme.
Sauvegardez ce fichier au format .doc en lui donnant le nom de votre choix dans le répertoire de votre choix.

Caractéristiques de la feuille de style Glottopol

Mise en page: Format A4 ; Marges = 2,5 cm (haut, bas, droite, gauche) ; Reliure = 0 cm ; En tête et pied de page 1,25 cm.

Style normal (pour le corps de texte) : Police Times 12 points, sans couleurs, sans attributs (gras et italiques sont acceptés pour des mises en relief) ; paragraphe justifié, pas de retrait, pas d'espacement, retrait de première ligne positif= 0,5 cm, interligne simple.

Titre de l'article : Police Times 14 points, sans couleurs, majuscules, gras ; paragraphe centré, pas de retrait, espacement après = 18 points, pas de retrait de première ligne, interligne simple.

Titre 1 : Police Times 14 points, sans couleurs, gras ; paragraphe gauche, espacement avant = 18 points, espacement après = 12 points, pas de retrait, pas de retrait de première ligne, interligne simple.

Titre 2 : Police Times 12 points, sans couleurs, gras ; paragraphe gauche, espacement avant = 12 points, espacement après = 6 points, pas de retrait, pas de retrait de première ligne, interligne simple.

Titre 3 : Police Times 12 points, sans couleurs, italiques ; paragraphe gauche, espacement avant = 12 points, espacement après = 3 points, pas de retrait, retrait de première ligne = 0,5 cm, interligne simple.

Notes : notes de bas de page, numérotation continue, 1…2…3… ; Police Times 10 points, sans couleurs, sans attributs (gras et italiques sont acceptés pour des mises en relief) ; paragraphe justifié, pas de retrait, pas d'espacement, pas de retrait de première ligne, interligne simple.

Bibliographie : Police Times 12 points, sans couleurs, sans attributs (gras et italiques sont acceptés pour des mises en relief) ; paragraphe justifié, pas de retrait, pas d'espacement, retrait de première ligne négatif = 0,5 cm, interligne simple.


 

 

Dernière mise à jour :

1er juillet 2010

 

GLOTTOPOL

GLOTTOPOL

GLOTTOPOL

 
  
Page suivante