Revue de sociolinguistique
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Université de Rouen

Laboratoire LiDiFra


 Actualités

 


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   glottopol@univ-rouen.fr

 

ISSN : 1769-7425

 

 

Colloques et journées d'études

Publications

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Réactions des lecteurs

 

La rubrique Actualités présente les publications, colloques, journées d'études, annonces diverses, soutenances de thèse, etc., récentes ou à venir en sociolinguistique. Elle a démarré à la fin du mois de mars 2003 et se trouve étoffée au fur et à mesure de vos envois.

Nous attendons également vos réactions, compléments d'information autour des thèmes des numéros. Elles seront réunies sous la rubrique Réactions des lecteurs.

Vous pouvez nous aider à alimenter cette page en nous faisant part de vos réactions et en nous communiquant toutes les informations que vous jugerez utiles. Les réactions et les informations que nous jugerons recevables seront mises en ligne dès que possible.

  • Pour nous communiquer des informations sur l'actualité sociolinguistique (publications, conférences, colloques, manifestations et initiatives diverses), cliquez ici :

L'actualité sociolinguistique

  • Pour envoyer vos réactions ou des compléments d'information sur les problématiques des numéros, cliquez ici :

Réactions des lecteurs

Colloques et journées d'étude

 

Le langage totalitaire d'hier à aujourd'hui en hommage à Victor Klemperer, Cerisy (50), du 14 aout au 22 aout 2010.

DIRECTION : Laurence AUBRY, Béatrice TURPIN
Informations complémentaires : http://www.ccic-cerisy.asso.fr/
http://klempereraout2010.free.fr/Cerisy/
Inscriptions : http://www.ccic-cerisy.asso.fr/bulletininscription.html

Colloque Variétés, variations et formes du français 23-24 septembre 2010 Ecole Polytechnique Palaiseau

Programme du colloque 

La communication électronique en situations mono et plurilingues. 9 et 10 décembre 2010 Université du Havre.

Vous trouverez l'appel à communication en cliquant sur le lien suivant : http://www.colloquelehavre2010.org
propositions pour le 15 septembre 2010

Regards des didactiques des disciplines sur les pratiques et la formation des enseignants 20-22 octobre 2010 IUFM-UT2 Midi-Pyrénées Toulouse – France

URL : http://ent.toulouse.iufm.fr/15501233/0/fiche___pagelibre/

« Madagascar, 50 ans d’indépendance », Antananarivo, les 1er, 2, 3 et 4 décembre 2010

Appel à communication

L’interlocution comme paramètre : nouvelles données/nouveaux modèles. Université d’Amiens, les 6 et 7 Janvier 2011

Les propositions sont attendues jusqu'au 15 juillet 2010.

Appel à communication

Journée d'Étude Notions en Questions (NeQ), co-organisée par le Diltec, l'Acedle et le CRTF, le 28 janvier 2011 à l'université Cergy-Pontoise (France) sur le thème Littératie(s)

Il n'y a pas d'appel à communication pour les journées NeQ. L'inscription est gratuite pour tout participant. Les informations sont accessibles en visitant le site de l'Acedle : http://acedle.org/

Le rapport éthique au discours, Histoire-Pratique-Analyse. Université Paul Valéry Montpellier III 15-16 avril 2011

Lire l’appel à communication (date limite: 15 octobre 2010)

Xe Congrès International AIEO  Association Internationale d’Études Occitanes Université Paul-Valéry, site de Béziers, 12-19 juin 2011

https://recherchedit.univ-montp3.fr/maj/AIEO_CONGRES2011/

"Les contextes éducatifs plurilingues et francophones hors de la France continentale : entre héritage et  innovation." Nantes du 16 au 18 juin 2011

Site du colloque : http://www.projetpluri-l.org/cepfhi qui contiendra les informations nécessaires au fur et à mesure...

Dixième conférence de l'International Institute for Ethnomethodology and Conversation Analysis qui se tiendra en juillet 2011 à Fribourg (Suisse)

Lire l'appel

Annonces

Appel à contribution au numéro 45 de la revue LIDIL

Les pratiques de formation à la lecture écriture des adultes en parcours d’insertion sociale et professionnelle : enjeux didactiques et institutionnels.
Les propositions de contributions sont à soumettre jusqu’au 1er octobre 2010.
Lire l’appel à contribution

DOCUMENTAIRE – Casanayda !

Maroc, 2007, un film écrit par Dominique Caubet et réalisé par Farida Benlyazid et Abderrahim Mettour, produit par Sigma Technologies
Le film est en ligne en six parties, à voir sur Youtube. Vous trouverez les liens en cliquant ici.

Revue Mots. Appel à contributions pour un dossier publiable en novembre 2011

Mots. Les langages du politique "Les collectivités territoriales en quête d’identité"
Lire l'appel à publication

Publications

Pour les ouvrages parus les années précédentes, nous renvoyons à notre sélection d'ouvrages et de revues sociolinguistiques présentés dans la page Archives.

Ouvrages parus dans l'année
Revues parues dans l'année

Ouvrages parus dans l’année (2010)

Influences et enjeux des contextes plurilingues sur les textes et les discours, édité par Philippe Blanchet, Malika Kebbas et Attika Yasmine Kara-Abbes (Ouvrage publié avec le concours du Service de coopération et d’action culturelle de l’Ambassade de France à Alger.), ed. Lambert Lucas, 2010.

Plus d'information

KERBRAT-ORECCHIONI Catherine (dir.), 2010, S’adresser à autrui. Les formes nominales d’adresse en français, Éditions de l'Université de Savoie.

Plus d'information

DOYE P. et MESSNER F.J. (Dir.), 2010, L’autonomisation de l’apprenant par l’intercompréhension : projets et perspectives, Tünbingen, Narr-Verlag, 294p.

Plus d'information

CASSAGNAUD Josy, 2010, Jeux et enjeux des langues pour les jeunes à Mayotte, Paris, Connaissances et savoirs, 652p.

Plus d'information

BENÍTEZ FERNÁNDEZ Montserrat, DE RUITER Jan Jaap, TAMER Yousseff, 2010, Développement du plurilinguisme (Le cas de la ville d’Agadir), Paris, L’Harmattan (Collection Espaces Discursifs), 244 pages.

Plus d'information

CALVET L.J., 2010, Le jeu du signe, Paris, Seuil, 197p.

Plus d'information

BYRD CLARK Julie, 2009, Multilingualism, Citizenship, and Identity Voices of Youth and Symbolic Investments in an Urban, Globalized World, New York, Continuum, 256p.

ODERIC DELEFOSSE J.M., 2010, Sur le langage de l’enfant, choix de textes de 1876 à 1962, Paris,collection Enfance et langages, L’Harmattan, 416 p.

Plus d'information

MOLINIE Muriel, 2009,  Le dessin réflexif. Élément pour une herméneutique du sujet plurilingue, Paris, Encrage Université, Belles Lettres.

Plus d'information

BOYER Henri (Sous la direction de), 2010, Hybrides linguistiques Genèses, statuts, fonctionnements, Paris, L’Harmattan, 258 p.

Plus d'information

DUFOUR Françoise, 2010, De l’idéologie coloniale à celle du développement (Une analyse du discours France-Afrique), Paris, L’Harmattan (Collection Espaces Discursifs), 278 pages.

FÉRAL, C. de (dir.), 2009, Le nom des langues en Afrique sub-saharienne ; Pratiques, dénominations, catégorisations/ Naming Languages in Sub-Saharan Africa : Practices, Names, Categorisations, Louvain-la-Neuve, Peeters, 309 p.

Plus d'information

MENEY Lionel, 2010,  Main basse sur la langue, idéologie et interventionnisme linguistique au Québec, Montréal,  Editions Liber

MERLE René, 2010, Visions de « l’idiome natal » à travers l’enquête impériale sur les patois (1807-1812) (Langue d’Oc, catalan, francoprovençal) France, Italie, Suisse, Canet, Editions Tabucaire

Plus d'information

Revues parues dans l'année (2010)

Cahiers de l’Acedle, Volume 7, numéro 1, 2010 - Notions en questions en didactique des langues - Les plurilinguismes coordonné par Véronique Castellotti

Sommaire
Numéro en ligne : http://acedle.org/spip.php?rubrique194

European Journal of Language Policy / Revue europeenne de politique linguistique Volume 2, Number 1 / 2010, Publisher: Liverpool University Press

http://www.liverpool-unipress.co.uk/html/publication.asp?idProduct=3857

Volume 2009/23 de Sociolinguistica  - Annuaire International de la Sociolinguistique Européenne / Internationales Jahrbuch für europäische Soziolinguistik / International Yearbook of European Sociolinguistics  
Choix linguistiques dans les entreprises en Europe / Sprachwahl in Europäischen Unternehmen / Language choice in European companies 
Sous  la direction de Claude Truchot  et Domnique Huck

Sommaire
Informations sur le site de l’éditeur
http://www.degruyter.de/cont/fb/sk/skMbw.cfm?rc=35488

Cahiers de sociolinguistisque - N° 14,  2010, 192 p. Réflexivité, herméneutique - Vers un paradigme de recherche 

Plus d'information

Numéro 27 Francophonies d’Amérique, Les mots du marché : l’inscription de la francophonie canadienne dans la nouvelle économie, Sous la direction de Monica Heller, Mireille McLaughlin, Patricia Lamarre et Mélanie Le Blanc
(Les Presses de l’Université d’Ottawa/Centre de recherche en civilisation canadienne-française).

Disponible à: http://www.erudit.org/revue/fa/apropos.html

Sociolinguistic Studies : parution d'un numéro thématique de la revue Sociolinguistic Studies sur le thème : Analyser le langage pour comprendre les phénomènes sociaux

Ce volume comprend des articles en anglais et en français qui traitent notamment de la question des rapports entre la sociolinguistique et les autres sciences sociales.
http://www.equinoxjournals.com/ojs/index.php/SS

Réactions des lecteurs

Réaction au Numéro 3 : La littérature comme force glottopolitique: le cas des littératures francophones Par Bernard Zongo

La lecture du papier de présentation proposé par Claude Caitucoli m'a inspiré quelques réflexions que je souhaiterais partager avec les contributeurs du N° 3 de Glottopol. La première, qui, à mon sens, est centrale en tant qu'elle détermine la circonscription du champ du questionnement et partant le corpus et même la réflexion théorique présupposée est celle-ci : quel contenu attribuer au syntagme "littératures francophones" ? Autrement dit, quels auteurs sont susceptibles d'être sollicités par l'étude ? quelles oeuvres littéraires ? Reposer une question à laquelle une réponse de compromis a été déjà proposée n'a pas pour finalité d'envenimer le débat, une telle démarche cherche à offrir des pistes de réflexion qui se résument à ces quelques axes.

1) Des limites de l'espace francophone et de la francophonie : Lorsqu'en 1880, dans un contexte colonial, le géographe français Onésime Reclus forge la notion de francophone (France, Algérie et colonies), il en limite les contours à l'ensemble des populations utilisant le français, simple constat. En 1887, Reclus prône un élargissement de la francophonie au sens de "ensemble ou partie du monde francophone", orientation impérialiste de la notion. Dans les années 1962, la notion de francophonie devient concept sous la plume de Senghor et se charge d'une dimension glottopolitique en ce qu'il crée et installe la dichotomie français/francophone. En 1986, dans leur Dictionnaire général de la francophonie, Luthi, Viatte et Zananiri classent les pays francophones en deux catégories : les pays de langue française (Québec, France, Wallonie, Suisse romande) et les pays d'expression française (anciennes colonies fançaises). Pour d'autres encore, la francophonie couvre 4 aires géographiques (cf. Littérature francophone - Anthologie - ACCT, 1992, p.10). Ces variations montrent que toute définition de la francophonie "repose sur une idéologie discutable" comme le souligne Caitucoli. La question qui reste pendante est qu'il faut opérer un choix qui n'est pas sans conséquence sur l'élection des auteurs et du corpus.

2) La question du corpus et des auteurs : on a choisi de définir un écrivain francophone comme un auteur "qui rédige son oeuvre ou une partie de son oeuvre en français alors que cela ne va pas de soi". Il s'agira alors de s'interroger sur la manière dont ces mêmes écrivains se définissent. On est loin du consensus. Des auteurs comme Mongo Béti, Abdouramane Wabéri, Calixte Béyala récusent l'idée qu'on puisse faire une distinction - une ségrégation - entre auteurs africains et auteurs français. Pour ces auteurs, un auteur ne vise qu'une chose : l'universalité. Dans le dernier chapitre de sa Littérature nègre, Jacques Chevrier propose les résultats d'une enquête sur la question, sa lecture est édifiante. Un autre exemple de la difficulté à définir l'identité francophone ou française d'un auteur, de son œuvre renvoie aux différentes formes de désignation de la littérature africaine, pour ne citer que celle-là : "littérature africaine", "littérature nègre", "littérature d'Afrique noire" ou encore "littérature négro-africaine". Et pourtant toutes ces dénominations - exemple de glottopolitique désignative - traitent en gros des mêmes auteurs, des mêmes oeuvres et des mêmes problématiques.

3) La question de la méthodologie et du cadre de référence théorique. L'angle d'attaque exposé dans le projet est la mise en évidence des "rapports entre les oeuvres littéraires et les réalités sociolangagières". Il conviendra peut-être de solliciter les présupposés et les démarches de la sociocritique (Lucien Goldman, Pour une sociologie du roman, mais aussi Pierre Zima qui montre dans son Manuel de sociocritique un exemple de relation entre la structure narrative, les personnages de L'Etranger de Camus, et la situation sociolinguistique des années 30 et 40). Dans cette même optique - avec un décalage temporel et/ou spatial - des oeuvres comme La carte d'identité de Jean Marie Adiaffi, Les soleils des indépendances d'Ahmadou Kourouma, Ville cruelle d'Eza Boto, Soliloques de Kateb Yacine constituent des exemples intéressants. En effet, les années qui précèdent et suivent les Indépendances offrent des périodes suffisamment datées pour servir de base à la démonstration que la littérature peut consti

une force glottopolitique.
Une autre question est celle de l'établissement d'indicateurs de francité, d'africanité, de maghrébité ou autres de l'oeuvre retenue. Sur la base de quels critères peut-on attribuer le label de "francophone" dans son opposition à "français" à un auteur, une oeuvre ?

L'origine de naissance ne me semble pas un critère fiable : quelle différence y a-t-il entre Batouala de René Maran et Voyage au bout de la nuit de Céline ? Albert Camus : auteur français ou francophone ?
L'esthétique littéraire? Les choix thématiques ? La mise en mots ? L'écriture ? ce dernier élément me paraît être un critère opératoire. En effet, les auteurs négro-africains par exemple ont procédé à des choix de langue(s) qui, diachroniquement, constituent une sorte de continuum : oeuvres en langues nationales, oeuvres en français mais chargées de vernacularismes lexicaux revendiqués (La Carte d'identité, Les soleils des indépendances), oeuvres en français mais marquées dans la mise en mots par une présence en filigrane de la littérature orale (Senghor, Kourouma des derniers romans), oeuvres en français sans marqueurs d'africanité (Calixte Béyala, Abdouramane Wabéri, le Mongo Béti des derniers romans).
Le discours épilinguistique des auteurs et des publics lecteurs : ce qui nous amènera à définir l'esthétique d'une "oeuvre francophone" à travers le double prisme de l'auteur et des publics destinataires. On pourra alors avoir recours aux travaux d'Umberto Eco (typologie des lecteurs) et de Jauss (esthétique de la réception).

On ne m'en voudra pas d'avoir été quelque peu redondant dans mon propos, mais le flux de réflexions à proposer et l'urgence combinés en sont la cause.

Pour ma contribution au N° 3 de la revue, je proposerai un article dont le titre est : "La dimension glottopolitique du concept de Négritude".

Bonne lecture à tous

 

Réaction au Numéro 3 : La littérature comme force glottopolitique: le cas des littératures francophones Par Normand Labrie

Le texte de l'appel à contributions me semble parfait. L'idée de traiter de littérature comme force glottopolitique me plaît bien. La lecture de ce texte suscite deux réflexions chez moi :

Peu importe où il écrit, l'écrivain doit toujours faire des choix vis-à-vis les variétés de langues qu'il utilisera, allant soit vers une variété standard normée, soit une variété plus vernaculaire, et que ces choix représentent une activité glottopolitique, dans le sens où il accepte, refuse, ou choisit de s'adapter aux conditions du marché (de l'édition, de lecteurs), et où il contribue à légitimer la variété de langue qu'il choisit.

Aussi, le travail de l'écrivain s'inscrit dans le processus de changement linguistique de par son caractère créatif, en cherchant sans cesse à transgresser les normes établies, à innover par rapport aux conventions du moment, et ainsi à échapper aux codificateurs de la langue. La création littéraire est un acte glottopolitique dans la mesure où elle fait de la langue un objet en voie de transformation, servant d'instrument d'émancipation, de moyen d'échapper au contrôle social. Mais en même temps, les codificateurs, et en particulier les lexicographes, s'appuient abondamment sur la littérature pour légitimer les choix qu'ils font dans leur activité de standardisation. Le processus de transgression des normes de l'écrivain, est sans cesse récupéré par les agents de la standardisation linguistique.

Bon succès pour ce numéro.

Normand Labrie




 

Dernière mise à jour :

6 juillet 2010

 

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