UPRES-A 60-85         SÉMINAIRE 

Un séminaire ouvert à tous est organisé chaque jeudi de 9 h 30 à 10 h 30. La salle du séminaire est située au troisième étage de l'ancien bâtiment EDF, place Colbert à Mont-Saint-Aignan. (Voir le plan d'accès)

 Chaque exposé dure environ 50 minutes, les dix dernières minutes étant réservées à la discussion.

Ellen SAADA et Thierry DE LA RUE sont chargés de l'organisation du séminaire.

Voir le programme du mois de

Programme des saisons antérieures : 98/99.


Octobre 1999


Jeudi 7 octobre 1999

Claude Dellacherie (Rouen)
Du théorème de Rolle au lemme de Gronwall

Vous pensez connaître le théorème de Rolle et tutti quanti, mais vous ne savez pas démontrer ma variante du lemme de Gronwall :

Soient C un cône de fonctions positives bornées sur un ensemble E et P une application croissante, positivement homogène, de C dans RE. Si u,v sont deux éléments de C et c,e deux constantes vérifiant

u £ c+Pu,v ³ c+e+Pv,c ³ 0,e > 0
alors on a u < v sur E.

Vous avez besoin d'un recyclage en premier cycle.

Venez donc m'écouter le jeudi 7 octobre à 9h30, ou téléchargez, dans un avenir incertain, la rédaction de ma conférence déposée dans le site du laboratoire Raphaël Salem sur l'arantèle.


Jeudi 14 octobre 1999

Nordine Mir (Rouen)
Sur la convergence d'applications formelles

Etant données deux sous-variétés CR analytiques réelles des espaces complexes M Í Cn, M¢ Í Cn¢, une application CR analytique réelle f: M® M¢ induit en tout point de la variété source une application formelle holomorphe envoyant formellement M sur M¢. Réciproquement, étant donnée une application formelle holomorphe f :M® M¢ entre deux germes de variétés réelles CR analytiques, nous cherchons des conditions pour que f soit convergente, i.e. pour qu'elle soit prolongeable holomorphiquement au voisinage de la variété source. Notre étude se limitera au cas de biholomorphismes formels (n = n¢). En supposant, de plus, que la variété cible est algébrique réelle, on établit une majoration du degré de transcendance de l'application f en fonction de conditions de dégénérescence des variétés M et M¢ [3]. Cette majoration, implique, en particulier, la convergence des biholomorphismes formels sous les hypothèses de minimalité de M au sens de A. Tumanov et de non-dégénérescence holomorphe au sens de N. Stanton, ces conditions étant optimales. Les outils techniques utilisés permettent aussi de retrouver en corollaire certains résultats récents de [1] dans le cadre de variétés analytiques réelles essentiellement finies. Les preuves reposent sur la théorie des ensembles de Segre de Baouendi, Ebenfelt et Rothschild ainsi que sur certaines idées contenues dans [2].

Références

[1]
M.S. Baouendi, P. Ebenfelt, L. P. Rothschild, Convergence and finite determination of formal CR mappings, Preprint, 1999.
[2]
N. Mir. Germs of holomorphic mappings between real algebraic hypersurfaces. Ann. Inst. Fourier, Grenoble, 48, 1025-1043, 1998.

[3]
N. Mir. On the convergence of formal mappings, Preprint, 1999.


Jeudi 21 octobre 1999

Élise Janvresse (Rouen)
Trou spectral pour le modèle de Kac

Nous considérons une marche aleatoire sur Sn-1, la sphère de dimension n-1, générée par des rotations aléatoires. Cette dynamique a été utilisée par Marc Kac pour modéliser l'équation de Boltzmann. Nous prouvons que le trou spectral pour ce modèle est d'ordre n-1.


Jeudi 28 octobre 1999

Roberto Fernández (Rouen)
Gibbsianité vs. non-Gibbsianité

Les mesures de Gibbs sont les objets centraux de la mécanique statistique. Leur théorie est si bien établie qu'elles sont utilisées en plusieurs modèles statistiques parfois sans justification. Durant la dernière décennie, quelques exemples importants de mesures non-gibbsiennes ont été decouverts dans l'étude des systèmes de spins en équilibre et des automates cellulaires. Ces mesures apparaissent comme conséquence de transformations très naturelles et comme résultat des évolutions stochastiques. Dans ce séminaire, je vais survoler la définition et les propriétes les plus importantes des mesures gibbsiennes, et faire un résumé des exemples les plus basiques des mesures non-gibbsiennes. Je finirai par une discussion des divers traitements proposés pour ces mesures nouvelles et des directions pour une recherche future.


Novembre 1999


Jeudi 4 novembre 1999

El Houcein EL ABDALAOUI (Rouen)
Le mélange faible dans la classe des transformations d'Ornstein

On montre qu'une classe de transformations d'Ornstein, distincte de la classe mélangeante d'Ornstein, est constituée de transformations presque sûrement faiblement mélangeantes.
Les transformations d'Ornstein sont les premiers exemples de transformations de rang un. Un rang un se définit géométriquement par la donnée de deux paramètres :
le paramètre de découpage (pk)k Î N (pk Î N*), et le paramètre d'empilement
((ai(k))i = 1pk)k Î N, (ai(k) Î N) . Par cette définition on obtient

T def
=
 
T(pk, (aj(k))j = 1pk)k = 0¥


Jeudi 18 novembre 1999

Yves COUDENE (École Polytechnique)
Ergodicité du feuilletage stable de certains flots hyperboliques

Après avoir rappelé quelques résultats classiques sur les flots hyperboliques définis sur les variétés compactes , je présenterai des résultats récents dus à M. Babillot, F. Ledrappier, V. Kaimanovich, M. Pollicott, et al. concernant le cas fibré.


Jeudi 25 novembre 1999

Adel BLOUZA (Rouen)
Réduction de systèmes raides issus de la cinétique chimique

Nous proposons une méthode de réduction algorithmique des systèmes cinétiques raides. Notre méthode permet d'éliminer les dynamiques les plus rapides sans avoir recours à un changement de coordonnées. Ce processus est systématique et ne repose pas sur les hypothèses chimiques conventionnelles ni sur la théorie de la variété invariante. Nous appliquons cet algorithme de réduction à des systèmes cinétiques issus de la cinétique chimique avec des réactions ayant des constantes cinétiques variant dans différentes échelles. Les premieres espèces éliminées s'avèrent alors être des réactifs présents dans certaines des réactions les plus rapides. Le système réduit obtenu constitue une bonne approximation des dynamiques lentes. Nous illustrons l'efficacité de cette approche par quelques tests numériques.


Décembre 1999


Jeudi 2 décembre 1999

Gongbao LI (Chinese Academy of Sciences, Wuhan, China)
The existence of a positive solution to asymptotically

We consider the following elliptic equation:

- D u +mu = f(x,u), x Î RN,  u Î   H1(RN) ,  N ³ 3,
where m > 0, f(x,u)/u tends to a positive constant as u®+¥. Here the nonlinear term f(x,u) does not satisfy the usual condition, that is, for some q > 0,
0 £ F(x,u) := ó
õ
u

0 
f(x,s)ds £ 1
2 + q
f(x,u)u, for all (x,u) Î RN×R+
which is important in using the Mountain Pass Theorem. The aim of this talk is to discuss how to use the Mountain Pass Theorem to show the existence of a positive solution to the present problem when we loss the above condition. Furthermore, if f(x,u) º f(u), we prove also that the above problem has a ground state by using artificial constraint method.


Jeudi 9 décembre 1999

Frank REDIG (KU Leuven)
Variational principle for weakly Gibbsian measures

We consider restrictions to a one-dimensional layer of two-dimensional low temperature phases of a Pirogov-Sinai model (e.g. Ising model). These restricted measures can be non-Gibbsian. We discuss the existence of an almost surely absolutely convergent potential making these measures into ``weakly Gibbsian" measures. We prove the existence of the thermodynamic functions (pressure, energy density) for this potential and discuss the extension of the classical Gibbsian variational principle.


Jeudi 16 décembre 1999, 15 h 00

soutenance de thèse de Sabine MERCIER (Rouen)
Statistiques des scores pour l'analyse et la comparaison de séquences biologiques

La comparaison de deux séquences biologiques joue un rôle primordial dans l'analyse des données issues de la biologie moléculaire. Pour effectuer ces comparaisons, nous attribuons des pondérations, appelées scores, aux différents couples de composants de ces séquences (nucléotides ou acides aminés) et recherchons la ou les régions qui correspondent au score maximal, appelé score local.
Le problème statistique est de tester si le score calculé est significatif ou non, afin de mettre en évidence un lien biologique éventuel entre les séquences. Le but principal de cette thèse consiste à étudier la distribution du score local.
 

Pour cela, nous modélisons les séquences par une suite de variables aléatoires indépendantes et identiquement distribuées à valeurs entières.
Nous nous plaçons tout d'abord sous l'hypothèse de scores négatifs en moyenne. En utilisant la théorie des marches aléatoires, nous établissons la distribution du maximum des sommes partielles qui se présente comme l'unique distribution invariante d'une chaîne de Markov. Cette distribution s'écrit comme la combinaison linéaire de suites récurrentes définies à partir de racines d'un polynôme qui dépend directement de la distribution des scores. Nous tirons de ce résultat une nouvelle approximation asymptotique de la distribution du score local qui améliore numériquement celle donnée par Karlin et al.
D'autre part, la distribution du score local est ensuite obtenue en utilisant la théorie des chaînes de Markov. Ce résultat, valable pour des scores en moyenne négatifs, positifs ou bien nuls, se présente sous la forme de puissances d'une certaine matrice. On en déduit une approximation pour la distribution du score local de deux séquences avec décalage.
Les deux approches étudiées dans cette thèse, sont à la fois différentes et indépendantes l'une de l'autre, ainsi que de celle de Karlin et al. utilisée dans BLAST.
 

Les résultats peuvent être facilement généralisés aux cas des suites à dépendance markovienne.


Janvier 2000


Jeudi 13 janvier 2000

Adnan YASSINE (IUT du Havre)
Méthode de région de confiance -- théorie, algorithmes et applications.

La méthode de région de confiance (RC) est une nouvelle méthode du second ordre pour minimiser une fonction deux fois continûment différentiable sur tout l'espace. Dans cet exposé je présente le principe, l'algorithme, le théorème de convergence et les résultats numériques de (RC) appliquée aux problèmes suivants :


1- Les réseaux neuronaux

2- Écoulement de fluides incompressibles

3- Analyse multidimensionnelle des données de dissimilarité (MDS).


Jeudi 20 janvier 2000

Makhlouf DERRIDJ (Rouen)
Inégalité de Poincaré pour un ou plusieurs champs de vecteurs

(L'exposé de Robert LIPTON, initialement prévu ce jour, est reporté à une date ultérieure.)


Jeudi 27 janvier 2000

Sabine MERCIER (Rouen)
Distribution exacte du maximum des sommes partielles et application au score local pour l'analyse de séquences biologiques

L'analyse et la comparaison de séquences biologiques constituent une phase importante pour la biologie moléculaire. Pour mettre en évidence des morceaux de séquences intéressants, nous attribuons des pondérations, que l'on appelle scores, à valeurs entières positives ou négatives et recherchons la ou les régions qui correspondent au score maximal, appelé score local.

Le problème statistique est de tester si le score calculé est significatif ou non, afin de mettre en évidence une origine biologique. Karlin et al. ont proposé une approximation de la distribution du score local dont la généralisation à la comparaison de deux séquences a été implémentée dans le logiciel B.L.A.S.T. Nous améliorons ce résultat.


Nous modélisons les séquences par une suite de variables aléatoires indépendantes et identiquement distribuées à valeurs dans Z et supposons que les scores sont en moyenne négatifs.

En utilisant la théorie des marches aléatoires, nous établissons la distribution du maximum des sommes partielles. Nous tirons de ce résultat une nouvelle approximation asymptotique (pour des séquences longues) de la distribution du score local qui améliore numériquement celle donnée par Karlin et al.



MOTS-CLEFS : score global, score local, suite de Bernoulli i.i.d., chaînes de Markov, marches aléatoires, signification statistique.


Février 2000


Jeudi 3 février 2000

Adam JAKUBOWSKI (Torun)
Weak topologies on ID([0,1]) and the

3 février 2000

Let D be a domain in IRd, with closure `D and let y be an element of the Skorokhod space ID([0,1]:IRd) (for all the definitions we refer to [9]). A pair (k,x) Î ID([0,1]:IR2d) is said to be a solution of the Skorokhod problem associated with y, if

(i) xt = yt + kt,     t Î [0,1],
(ii) xt Î `D,    t Î [0,1],
(iii) k is a function of bounded variation on [0,1]: ||k||1 < +¥, k0 = 0 and
kt = ó
õ
t

0 
ns d||k||s,    ||k||t = ó
õ
t

0 
I(xs Î D) d||k||s,    t Î [0,1],
where ns is a (generalized) normal unit vector at xs Î D,
(iv) |Dxt| £ |Dyt|,     t Î [0,1].

The idea of studying reflected diffusions by means of the solution to the above abstract problem goes back to Skorokhod [7]. Tanaka [10] generalized Skorokhod results to multidimensional convex domains, and Lions and Sznitman [3] and Saisho [5] obtained results for certain non-convex domains satisfying regularity assumptions called (A) and (B). Among many attempts to generalize the Skorokhod problem to processes with discontinuous trajectories, the most successful seems to be S omi\'nski's paper [8]. We refer to [9] for general theory as well as for numerical schemes and estimates of the rate of their convergence. The basic property that makes the solution of the Skorokhod problem so useful is its continuity: if lim yn = y0 uniformly, then we have also the convergence of solutions: lim (xn,kn) = (x0, k0) uniformly. The same is true if we replace uniform convergence with Skorokhod's topology J1 (see [8]). On the other hand, it is also known (see [1]) that if we weaken the topology, the continuity breaks: neither Skorokhod's M1-topology (see [6]), Meyer-Zheng's topology (see [4]), nor S-topology (see [2]) is directly suitable here. We have, however, the following result:
Theorem. Let D Ì IRd be convex and satisfies Condition (B) of Saisho [5]. Let yn ® y0 in M1-topology, yn0 Î `D and all yn, n = 1,2, ¼ are continuous (with y0 possibly discontinuous). Then the solutions (xn,kn) of the Skorokhod problem (D,yn,yn0) are convergent in S-topology to the solution (x0,k0) of (D,y0,y00).

Let us notice that most of smoothing procedures (like convolution, local integration e.t.c.) are continuous in M1-topology, and this is the fact that makes the above theorem interesting.



References.

  1. Coquet, F. & Guillemeau, M., A remark on Skorokhod topologies for the Skorokhod reflection problem, to appear in: Korolyuk, V.S. & Portenko, N.I., Eds., Skorokhod's Ideas in Probability Theory, VSP, Amsterdam 2000.
  2. Jakubowski, A., A non-Skorohod topology on the Skorohod space, Electr. J. Probab., 2 (1997), No 4, 1-21.
  3. Lions, P.L. & Sznitman, A.S., Stochastic differential equations with reflecting boundary conditions, Comm. Pure Appl. Math., 37 (1983), 511-537.
  4. Meyer, P.A., Zheng, W.A., Tightness criteria for laws of semimartingales, Ann. Inst. Henri Poincaré B 20 (1984) 353-372.

  5. Saisho, Y., Stochastic differential equations for multidimensional domain with reflecting boundary, Probab. Theory Rel. Fields, 74 (1987), 455-477.
  6. Skorohod,A.V., Limit theorems for stochastic processes, Theor. Probability Appl. 1 (1956) 261-290.
  7. Skorokhod, A.V., Stochastic equations for diffusion processes in a bounded region 1, 2, Theory Probab. Appl., 6 (1961), 264-274, 7 (1962), 3-23.
  8. Sominski, L., On existence, uniqueness and stability of solutions of multidimensional SDE's with reflecting boundary conditions, Ann. Inst. H. Poincaré, 29 (1993), 163-198.
  9. Sominski, L., Stability of stochastic differential equations driven by general semimartingales, Dissert. Math., CCCXLIX (1996), 1-113.
  10. Tanaka, H., Stochastic differential equations with reflecting boundary condtions in convex regions, Hiroshima Math. J., 9 (1979), 163-177.


Jeudi 10 février 2000

Weike WANG (Wuhan, Chine)
Lp-convergence rate to nonlinear diffusion waves for p-system with damping

(Joint work with Kenji Nishihara and Tong Yang.)



In this talk, we will consider the p-system with frictional damping and show that the solutions time-asymptotically tend to the nonlinear diffusion waves governed by the classical Darcy's law. By introducing an approximate Green function, we obtain the optimal Lp, 2 £ p £ +¥, convergence rate of the solution, which is a perturbation of the nonlinear diffusion wave, to the hyperbolic system.


Jeudi 24 février 2000

Rachid SABRE (ENESAD, Dijon)
Conférence annulée


Mars 2000


Jeudi 2 mars 2000

Michel DELFOUR (Université de Montréal, Canada)
Approche intrinsèque à l'analyse tangentielle

Les dérivées tangentielles se présentent naturellement en théorie des équations aux dérivées partielles. On les rencontre aussi dans le calcul des dérivées par rapport à la forme. Enfin elles sont les objets naturels pour les équations aux dérivées partielles définies sur une sous-varieté comme en théorie des coques. On présente une approche complètement intrinsèque au calcul différentiel et à la définition des espaces fonctionnels. Elle diffère de l'approche par cartes et bases locales et est fondée sur l'exploitation des propriétés fines de la fonction distance orientée ou algébrique. Son intérêt réside dans une grande simplification de l'écriture et de l'analyse.


Jeudi 9 mars 2000

Eva LÖCHERBACH (Paris 6)
Estimateurs à noyau pour le taux de mort d'un système de diffusions avec branchement et immigration

On considère des systèmes finis de diffusions dans Rd avec branchement et immigration. Dans un système de l particules, chaque particule évolue selon une équation différentielle stochastique, est tuée avec un taux k(.) qui dépend de sa position dans l'espace, et crée à l'instant de sa mort un nombre aléatoire de descendants selon une loi de reproduction F. De plus, un mécanisme d'immigration crée des nouvelles particules dans des positions aléatoires.

Dans le cas d = 1 , on introduit une suite d'estimateurs à noyau pour le taux de branchement k définie à partir de l'observation du processus jusqu'à l'instant t, et on démontre un théorème centrale limite. L'outil de base est le temps local de configuration du processus et la connaissance de son comportement asymptotique. Ceci demande une étude attentive de la mesure invariante du processus et d'une mesure Campbell associée. On introduit un risque quadratique dans le sens L2 et on démontre grâce à un développement du processus de vraisemblance qu'on a des bornes inférieures pour la vitesse optimale de convergence d'estimateurs. L'estimateur à noyau atteint cette vitesse optimale.


Jeudi 16 mars 2000

Olivier BENOIS (Rouen)
Fluctuations autour des équations de Navier-Stokes

Les progrès accomplis dans l'étude des problèmes hydrodynamiques pour des systèmes de particules en interaction, en particulier leur résolution dans le cas des systèmes non gradients, ont permis d'en obtenir rigoureusement des équations aux dérivées partielles non invariantes par changement d'échelle. C'est le cas par exemple de l'équation de Burger visqueuse qui s'interprète comme limite incompressible du processus d'exclusion simple asymétrique, ou encore comme correction du premier ordre à la limite hydrodynamique (en l'occurrence l'équation de Burger non visqueuse). Récemment, Esposito, Marra et Yau ont proposé un modèle de particules dont les quantités conservées par la dynamique (régie par des sauts et des collisions élastiques) convergent vers les équations de Navier-Stokes. Ce modèle peut être étendu pour inclure des effets thermiques.

Nous nous intéresserons plus particulièrement aux fluctuations à l'équilibre de ces quantités. Elles convergent vers un processus d'Ornstein-Uhlenbeck généralisé dont on relie la covariance aux coefficients de diffusion des équations de Navier-Stokes par un théorème de fluctuation-dissipation.


Jeudi 23 mars 2000

Hervé MAILLOT (Paris 6)
Optimisation de la forme et de la position d'actionneurs dans un problème de contrôle optimal

Sur le domaine cylindrique W×]0,T[, où T £ +¥ et W est un ouvert borné et connexe de I RN, N = 2,3, on étudie le problème d'optimisation suivant :

min
l Î L 
J(l,v) = ó
õ
T

0 
ó
õ


W 
F(u,ut,Ñu)+l2v2 dxdt,
où u satisfait
utt(x,t)-Du(x,t)+l(x)v(x,t) = f(x,t) dans W×]0,T[,
u(x,t) = 0 sur W×]0,T[,
u(x,0) = u0(x), ut(x,0) = u1(x),
avec U0 = (u0,u1) Î X = H10(W)× L2(W) et

v à choisir dans V un espace de contrôles admissibles,
l à choisir dans L un ensemble de designs admissibles.

Ce travail se décompose en deux parties.

· Dans une première partie, l'ensemble de designs L est défini par

L = {l Î L¥(W),l(x)(l(x)-1) = 0 p.p.}
et est muni de contraintes (périmètre borné, volume prescrit). Pour l fixé dans L, il existe w, une partie mesurable de W telle que l = cw et on choisit v = v*(l,F) comme l'unique solution du problème de contrôle optimal minv Î VJ(l,v) avec V = L2(w×]0,T[). On étudie alors
(1) 
min
l Î L 
J(l) = ó
õ
T

0 
ó
õ


W 
F(u,ut,Ñu)+l2v*2(l,F) dxdt,
pour différentes observations F.
Quand les designs admissibles sont de volume prescrit et si F(ut,Ñu) = |ut2|+|Ñu|2 il est nécessaire d'écrire une formulation relaxée du problème d'optimisation de forme (1). Dans ce contexte, le problème évolutif semble largement ouvert, une première difficulté étant d'obtenir le problème limite (relaxé). En revanche, le problème stationnaire est entièrement traitable : on peut caractériser la solution relaxée et donner des conditions suffisantes sur les données pour que celle-ci soit une solution domaine (le cas symétrique radial donnant des résultats propres). Enfin on propose une méthode numérique de calcul du domaine optimal.

· Dans une deuxième partie, on s'intéresse à l'équation des ondes amorties (i.e. on fixe v = ut) et on cherche à minimiser l'énergie totale de la solution u sur des sous-ensembles L de L¥(W) i.e.


min
l Î L 
J(U0,l) = ó
õ
¥

0 
ó
õ


W 
|ut2|+|Ñu|2 dxdt.
On montre comment l'existence ou la non existence d'un amortissement optimal dépend du choix des conditions initiales. Enfin, en lien avec des résultats récents de S. Cox, C. Castro et P. Freitas, on montre que le meilleur damping n'est pas constant.


Jeudi 30 mars 2000

Andrzej J. Maciejewski (Torun Centre for Astronomy, N. Copernicus University, Poland)
Planets Around Other Suns

Nowadays about 30 planets around different stars are known. Around two stars planetary systems were detected. We present an overview of our knowledge about these planets and planetary systems and present amazing history of detection of the first planetary system.

Detection of planets is connected with problems of time series analysis. We present our simple approach which allows to decide very quickly if the observed modulations are of the planetary origin. The presented method was used to confirm independently the existence of the first planetary system discovered in 1992 around pulsar PSR 1257+12.


Avril 2000


Jeudi 6 avril 2000

Emmanuel THILLY (Lille 1)
Estimation de l'exposant de Hölder local de processus gaussien à partir des réarrangements convexes

(Travail commun avec Anne Philippe.)

Nous proposons une nouvelle approche pour l'estimation de l'exposant de Hölder local de processus gaussien, fondée sur les réarrangements convexes des trajectoires. Si X est un processus gaussien à valeurs réelles dont les trajectoires sont presque sûrement non différentiables nous considérons Xn la suite de processus obtenue en régularisant les trajectoires de X au moyen d'approximations polygonales sur la subdivision uniforme de pas 1/n de l'intervalle [0,1]. Nous réordonnons par pentes croissantes les segments de droites qui composent les lignes polygonales Xn(t) de manière à former une nouvelle suite de processus VXn dont les trajectoires sont presque sûrement convexes. Sous certaines hypothèses sur les accroissements Davydov et Thilly ont montré que presque sûrement VXn(t) convenablement normalisée converge vers la fonction convexe déterministe t®ò0tF-1(s) ds, où F est la distribution gaussienne centrée réduite. Nous exploitons ce résultat pour construir une classe d'estimateurs fortement consistant de l'exposant de Hölder local de X que nous illustrons au moyen de simulation.


Jeudi 27 avril 2000

Italo CAPUZZO-DOLCETTA (Université Rome I)
Sur l'homogénéisation des équations de Hamilton-Jacobi

L'homogénéisation des équations aux dérivées partielles peut être considérée comme un procédé asymptotique par lequel on détermine la limite des solutions d'une équation aux dérivées partielles dépendant d'un paramètre oscillant lorsque la fréquence du paramètre tend vers l'infini.

L'exposé comprendra une revue de la littérature et la présentation de résultats nouveaux sur la vitesse de convergence des solutions vers la solution de l'équation homogénéisée dans le cas périodique.


Mai 2000


Jeudi 4 mai 2000

Pierre COLLET (École Polytechnique)
Théorèmes limites pour la distance de récurrence dans des systèmes non uniformément hyperboliques

Dans un système dynamique sur un espace de phase muni d'une métrique on considère la distance minimale des points d'une orbite de longueur n par rapport au point de départ. Après une normalisation convenable on demande si cette variable aléatoire possède une loi limite quand n tend vers l'infini. Le résultat dépend en particulier de la présence ou non de fluctuations pour le logarithme de la mesure des boules de petit rayon. Dans le cas des transformations unimodales de l'intervalle qui satisfont les hypothèses d'hyperbolicité (non uniforme) on obtient des lois limites de type Gumbel.


Jeudi 11 mai 2000

Bruno MOREL (Lille 1)
Espaces de Besov et processus de sommes partielles

On établit un principe d'invariance pour les processus de sommes partielles dans les espaces de Besov. Ce cadre fonctionnel permet un traitement unifié des processus en escaliers et des processus lissés. On montre que ce théorème fonctionnel de limite centrale s'applique pour les suites de variables aléatoires indépendantes et de même loi ainsi que pour une large classe de suites faiblement dépendantes.


Jeudi 18 mai 2000

Qi MINYOU (Wuhan, Chine)
A mathematical problem arising from crystal optics

(L'exposé d'Abdellatif KOUKKOUS, prévu initialement ce jour, est reporté à une date ultérieure.)


Jeudi 25 mai 2000

Andrey PIATNITSKI
Homogenization of random nonstationary parabolic operators with low order terms

We study homogenization problems for random second order parabolic operators with large low order terms, in particular, nonstationary convection-diffusion operators and operators with large potential. Assuming that all the coefficients are periodic in space variables and random stationary in time, we show that under certain mixing condition the family of solutions of the original problem converges in law to the solution of averaged stochastic PDE. This limit SPDE possesses, in many cases, nontrivial diffusion term which implies, for instance, that the solutions to the original problems do not converge almost surely.


Juin 2000


Jeudi 8 juin 2000

Arnaud LE NY (Rennes)
Mesures de Gibbs et groupe de renormalisation ; presque quasilocalité, gibbsiannité faible et quasilocalité fractale

L'étude de l'action des transformations du groupe de renormalisation sur des mesures de Gibbs a permis de mettre en évidence des pathologies dans le formalisme gibbsien, conduisant à de nouveaux champs aléatoires non-gibbsiens. Nous présenterons tout d'abord l'une des principales pathologies rencontrées, la rupture de quasilocalité. Nous décrirons ensuite, à travers des exemples, les diverses restaurations du formalisme gibbsien existantes à l'heure actuelle : la presque quasilocalité, la gibbsiannité faible et la quasilocalité fractale.

References

[1]
A. C. D. van Enter, R. Fernández, and A. D. Sokal. Regularity properties and pathologies of position-space renormalization-group transformations: Scope and limitations of Gibbsian theory. J. Stat. Phys., 72:879-1167, 1993.

[2]
H.O. Georgii. Gibbs Measures and Phase Transitions. Walter de Gruyter (de Gruyter Studies in Mathematics, Vol. 9), Berlin-New York, 1988.

[3]
Le Ny A.: Almost Quasilocality and Fractal Failure of Quasilocality on a Tree. preprint available at: http://www.maths.univ-rennes1.fr/ [\tilde]aleny.

[4]
C. Maes, F. Redig and A. Van Moffaert. Almost Gibbsian versus Weakly Gibbsian. Stoc.Proc.Appl. 79, no1 (pp 1-15), 1999.


Jeudi 15 juin 2000

Mikhail KAMENSKI (Voronezh, Russie)
Bifurcation de Krasnosel'skii ; généralisations, applications


Jeudi 22 juin 2000

Michel VALADIER (Montpellier 2)
En stationnaire ne voit-on que de l'ergodique ?

La stationnarité d'un processus aléatoire semble proche de l'idée de constance. Mais il faut avoir l'ergodicité pour que, presque sûrement, l'observation d'une trajectoire de -¥ à 0 permette l'identification de la loi du processus.

Pour une chaîne de Markov à nombre fini d'états, l'ensemble des états se partitionne en ``classes ergodiques''. La décomposition d'un processus stationnaire général remonte à von Neumann et a fait l'objet d'un très grand nombre d'articles (Kryloff-Bogoliouboff, Oxtoby, Choquet, Dynkin...) mais semble assez peu connue et ne jamais faire l'objet d'une interprétation en terme de ``contingence''.


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Dernière mise à jour : 09/06/2000
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