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Activités de l'atelier
Thèmes de rechercheUne théorie du rang d'un langage
J. Néraud a constitué une théorie du rang d'un langage.
Ce concept désigne en fait le nombre minimal de mots pouvant permettre
le codage par concaténation de tous les mots du langage. Localisation d'images homomorphes dans un mot
Après s'être attaché au problème qui consiste à détecter
les occurrences d'un motif rationnel dans un mot,
J. Néraud étudie le cas
plus général de la détection
de motifs "avec variables". Le domaine des équations en mots est évidemment
directement concerné par une telle recherche.
En fait, avant 1994, en dehors de l'Algorithme de Makanin,
seule la détection des périodicités dans un mot,
c'est-à-dire de facteurs de la forme Xn ou, plus généralement,
(XY)nX
avait donné matière à publication. Localisation de motifs rationnels dans un texte
On sait que pour détecter des motifs rationnels dans un texte, les algorithmes de complexité
les plus faibles appliquent une phase de prétraitement qui concerne exlusivement le
motif. La machine ainsi construite permet alors, au cours de la phase
de traitement appliquée au texte, de localiser toutes les occurrences du motif.
Y. Guesnet s'attache à la détection de motifs concernant les ensembles
rationnels infinis. Il obtient en particulier un algorithme efficace pour
détecter des motifs de la forme X*, où X
est un code bipréfixe à trois élements.
L'élaboration de cet algorithme, utilise lui aussi une phase de prétraitement
et repose sur des propriétés théoriques fortes des
"X-interprétations".
Il prolonge en cela une méthode proposée par J. Néraud en 1992 [NC92]. Description combinatoire de la variété des langages testablesC. Selmi a orienté ses travaux de recherche vers une description combinatoire et syntaxique de la variété des langages qui sont à la fois localement testables et testables par morceaux [S96] et d'une sous variété stricte de cette variété [S99]. Le problème de la décidabilité de l'appartenance d'un semigroupe fini à une variété de semigroupes finis se révèle d'une importance fondamentale lorque l'on veut traduire les propriétés combinatoires d'un langage en propriétés algébriques de son semigroupe syntaxique. Ce problème est très difficile à résoudre si la variété ne possède pas d'objet libre ou si elle n'est pas décrite par un ensemble d'équations. La théorie des opérations implicites introduite par Banaschewski et Reiterman permet de résoudre parfois ce problème de décidabilité. On associe à chaque variété un semigroupe topologique, dit des opérations implicites, qui joue le rôle de l'objet libre de la variété. La variété est alors décrite par un ensemble d'identités entre opérations implicites et la famille des langages reconnue par la variété peut être caractérisée en utilisant les ouverts-fermés du semigroupe topologique associé. Théorie des codesUne des questions essentielles de cette théorie est de caractériser la maximalité d'une famille de codes. Dans ce domaine, on connaît l'importance des travaux de Marcel Paul Schützenberger en ce qui concerne les codes préfixes, bipréfixes et à délai de déchiffrage fini. Pour de tels codes, s'il sont finis, la maximalité est équivalente à la complétude. Structure des mots incomplétables
Si un code n'est pas complet, on ne sait pas
caractériser la structure des mots qui ne sont pas complétables.
J. Néraud et C. Selmi répondent à cette question dans le cas des codes
à délai de déchiffrage fini
[NS01]. Sur les ensembles localement completsUn sous-ensemble X du monoïde libre A*, est localement complet si il existe un code Y qui vérifie la propriété suivante : Y* est un sous-ensemble de F(X*) (l'ensemble des facteurs de X*), et Y n'est ni X ni A.
J. Néraud et C. Selmi établissent une caractérisation particulièrement
efficace des ensembles très coupants localement complets
(c'est à dire ceux pour lesquels il existe un mot de X qui n'est
pas facteur F(X)).
Cette caractérisation conduit à un algorithme de décision
polynomial pour la complétude locale d'un ensemble fini.
On en déduit un algorithme polynomial pour décider
la décomposabilité des codes finis maximaux.
[NS02]. Maximalité d'un code dans un sous-monoï de arbitraire de A*Soit un sous-monoïde M de A* , les notions de M-maximalité, M-complétude, etc.. généralisent de manière très naturelles les notions qui sont introduites dans le monoïde libre A*.
C. Selmi et J. Néraud établissent une extension à ces notions du résultat de Schützemberger :
C. Selmi et J. Néraud établissent également la caractérisation suivante des codes préfixes
(resp. bifixes) M-complets: Codes d.i.f.Y. Guesnet s'intéresse ici à l'étude d'une nouvelle famille de codes satisfaisant des propriétés fortes relatives aux interprétations. Ces familles ne doivent cependant pas être trop restrictives quant aux codes qu'elles permettent d'engendrer. C'est dans ce cadre que Y. Guesnet introduit les codes à délai d'interprétation fini (ou codes d.i.f.). Il s'attache à montrer que cette nouvelle famille de codes satisfaisait les propriétés classiques des codes déjà introduits dans la littérature comme le théorème du défaut [G00]. Cette recherche débouche sur un algorithme de calcul de l'enveloppe d.i.f. d'un ensemble quelconque. Il situe les codes d.i.f. par rapport à quelques familles de codes bien connues comme les codes circulaires et les codes uniformément synchronisant. Codes maximaux.
Une part très importante de la théorie des codes consiste en l'étude des codes maximaux. Thèses
Yannick Guesnet a soutenu sa thèse de Doctorat le 18 mai 2001 [G01.1]. Relations avec les autres universitésOrganisation des Conférences "WORDS".
Le cycle des conférences biennales "WORDS" a été inauguré à Rouen, en Septembre 1997, regroupant ainsi une soixantaine de chercheurs. L'objet principal de ces colloques est de considérer les différentes thématiques de la Théorie des Mots, en insistant sur les aspect mathématiques de base relatifs à la structure, aux propriétés combinatoires et à la complexité des mots. La démarche scientifique que s'est fixé notre atelier s'inscrit donc tout particulièrement dans les objectifs de "WORDS". Une seconde conférence a eu lieu en septembre 1999, une nouvelle fois à Rouen et a regroupé environ 80 participants. Ces deux conférences ont été organisées par Jean Néraud. Les comptes rendus des conférences de 1997 et 1999 ont étés publiés dans le bulletin de l'EATCS (European Association for Theoretical Computer Science). Édition de deux numéros spéciaux de la revue Theoretical Computer Science
À l'issue de chacune des conférences "WORDS", Jean Néraud a organisé
la publication d'un numéro spécial de la revue
Theoretical Computer
Science, exclusivement consacré aux thématiques de recherche présentées dans
la conférence. Page d'accueil de l'atelier Présentation de l'atelier Bibliographie |