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Mission : Egalité des Chances - Présentation
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Convention interministérielle
La promotion de l'égalité des chances entre les femmes et les hommes est apparue comme une des priorités aux niveaux national et européen. L'Etat français a souhaité définir une politique globale en la matière et des fonds structurels européen sont alloués pour financer certaines actions. Cette volonté de promouvoir l'égalité des chances entre les sexes s'est concrétisée par la signature par cinq Ministères français d'une convention afin d'agir sur les structures, les comportements et les représentations. Il s'agit de la Convention interministérielle pour la promotion de l'égalité des chances entre les filles et les garçons, les femmes et les hommes dans le système éducatif, parue au BO n°10 du 9 mars 2000.
Les principaux objectifs de la convention interministérielle : Du préélémentaire à l'enseignement supérieur, la convention engage tous les acteurs de l'éducation, en vue d'élargir les choix professionnels et d'offrir la possibilité d'accéder à tous les rôles sociaux. Ses principaux objectifs se déclinent ainsi :
- Améliorer l'orientation scolaire et professionnelle des filles et des garçons. Il s'agit de faire prendre conscience et de mettre en garde tous les acteurs contre les stéréotypes attachés aux rôles sociaux féminins et masculins qui déterminent les choix d'orientation.
- Promouvoir une éducation fondée sur le respect mutuel des 2 sexes. Il s'agit d'introduire une réflexion sur les rôles sociaux dès le plus jeune âge et de poursuivre au collège et au lycée, notamment en développant une plus grande connaissance du corps.
- Renforcer les outils de promotion de l'égalité et la formation des acteurs. Il s'agit d'une part de faire prendre en compte la dimension égalité des chances dans les projets d'établissement et les contrats quadriennaux des universités, d'assurer l'égalité d'accès aux postes de responsabilité, et d'autre part de développer une politique d'information et de formation des acteurs.
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Le constat, quelques données chiffrées :
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Les filles réussissent mieux que les garçons à l'école.
En 2000-2001, la part des filles et des garçons scolarisés n'est pas identique :
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filles, de 18 ans et plus |
garçons, de 18 ans et plus |
| scolarisés |
83,06% |
78,09% |
| part dans l'enseignement supérieur |
30,66% |
20,67% |
Il faut dire que la même année, 47,2% des filles et 40% des garçons sont "à l'heure" en classe de terminale.
En 2000-2001, elles sont plus nombreuses en lycée général et technologique : les filles représentent 54,2% des effectifs contre 45,8% des garçons.
Elles réussissent également mieux au baccalauréat :
| Bac 2000 |
part des filles qui ont réussi |
part des garçons qui ont
réussi |
| tous bac |
81,1% |
76,5% |
| bac Scientifique |
83,7% |
78,5% |
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Pourtant, les filières d'enseignement restent très sexuées.
Les filles et les garçons n'empruntent pas les mêmes filières. Les filles représentent en effet 82,4% des effectifs en terminale Littéraire et seulement 43,2% en terminale Scientifique. Ces choix d'orientation peu diversifiés se retrouvent aussi à l'université.
| Année 2000-2001 |
filles |
| 1er cycle de Langues |
70,6% |
| 1er cycle de Sciences Humaines |
67,7% |
| 1er cycle Sciences et Structures de la Matière |
32,4% |
| 1er cycle Sciences et Technique des
activités physiques et sportives |
31,8% |
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Et, ces différenciations ne se retrouvent pas dans le corps des enseignants-chercheurs.
En effet, les étudiantes en 3ème cycle de Langues sont 68%, mais les enseignantes-chercheuses en Langues et Littératures ne sont que 55%, dont 34% seulement sont Professeurs des Universités. De même, en Sciences Humaines, les étudiants de 3ème cycle sont 43,5%, mais 62% des effectifs d'enseignants-chercheurs.
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L'égalité des chances femmes/hommes à l'Université de Rouen
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L'Université de Rouen met en place depuis le 1er septembre 2002 la Convention interministérielle pour la promotion de l'égalité des chances entre les femmes et les hommes. Elle se joint aux universités de Lille 1 et 3, Lyon 2, Montpellier 3, Paris 9, Reims, Toulouse 2, Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines qui se sont également lancées dans cette démarche.
La Convention que l'Université de Rouen a signée avec le Ministère de la Jeunesse, de l'Education Nationale et de la Recherche permet une stratégie de développement d'une politique d'établissement intégrant la problématique des genres. Elle définit un ensemble d'actions qui visent à engager une politique volontariste pour promouvoir les femmes dans les différents domaines de la formation, de la recherche et de la vie universitaire.
Les principaux axes d'actions sont les suivants :
- Sensibiliser, informer l'ensemble des acteurs : étudiants, enseignants-chercheurs, IATOS, décideurs ;
- Produire, analyser et diffuser des états des lieux statistiques sexués réguliers ;
- Développer des enseignements de sensibilisation aux problématiques des rapports sociaux de sexe et d'éducation à la mixité ;
- Aider les étudiant(e)s dans leurs choix d'orientations, en développant des bilans personnels ;
- Encourager la poursuite d'études doctorales, notamment pour les filles ; inciter à l'équité lors du choix des candidats aux bourses doctorales ;
- Informer sur les concours et les carrières ;
- Développer des mesures incitatives pour l'accession des femmes aux postes de responsabilité ;
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Informations complémentaires
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Mis à jour le 07/04/2009
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